Réforme de la PAC: le Parlement attend le budget

  

Les députés européens ont décidé de reporter leur vote sur la nouvelle politique agricole après les décisions sur le budget de long terme de l'UE.

En mars, les membres de la commission Agriculture du Parlement avaient prévenu : pas question de se prononcer sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) tant que l'enveloppe budgétaire pour la période 2014-2020 n'est pas connue. 

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Alors que les travaux sur l'avenir de l'agriculture européenne avancent doucement, les discussions budgétaires sont pour le moment bloquées. Un sommet extraordinaire entre les chefs d'Etat et de gouvernement est prévu à Bruxelles les 22 et 23 novembre. 

>>> Lire :  Chypre créé les conditions d'un compromis budgétaire 

Mais un accord pourrait être trouvé seulement en décembre voir au début de l'année 2013.

La commission Agriculture du Parlement a donc décidé, lundi 5 novembre, de reporter le vote de son rapport sur l'avenir de la PAC à la fin du mois de janvier (23/24 janvier) et l'examen en plénière en mars. Malgré ce report, les élus souhaitent toujours que la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2014. 

"Cette décision va nous permettre de nous adapter au mieux à la décision des chefs d'Etat et de gouvernement" explique le président de la commission Agriculture Paolo de Castro (socialiste italien). "Aucun vote sur la PAC ne sera organisé tant que nous ne connaîtrons pas la somme d'argent disponible." 

Ce report arrive aussi à point nommé pour le Parlement. Avec plus de 7000 amendements déposés, la capacité des élus à boucler leur position commune d'ici décembre 2012 était mise en doute.  

>>> Lire :  Réforme de la PAC : 7000 amendements déposés

Les députés ont aussi mis en garde les Etats contre toute volonté de couper dans le budget de la PAC. Il est déjà prévu de le geler sur la période 2014-2020 (aux alentours de 371 milliards d'euros sur 7 ans).

Des sacrifices supplémentaires apparaissent inacceptables pour les députés si l'on demande aux agriculteurs "de faire mieux, par exemple en terme de production et d'environnement". Une menace à peine voilée qui signifierait la remise en cause des fondements de la réforme. 

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