Les législateurs approuvent une liste de 222 allégations alimentaires

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Les eurodéputés ont maintenu leur projet de créer un nombre précis d’allégations nutritionnelles pour les aliments et les boissons, approuvant une liste de  222 allégations telles que « allégé en matières grasses » ou « à teneur réduite en cholestérol » destinées à apparaître sur les emballages alimentaires.

Hier (21 mars), la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen a rejeté une résolution qui s'opposait à la liste d'allégations de santé proposée par l'UE.

Le rejet de cette résolution permettra de retirer du marché toutes les allégations de santé non approuvées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) conformément à la réglementation européenne relative à la nutrition. Les 27 Etats membres de l'UE sont obligés d'appliquer ces nouvelles règles.

Les organisations qui représentent le secteur et les consommateurs ont salué le maintien de ces allégations de santé.

Monique Goyens, qui dirige l'organisation des consommateurs européens, le BEUC, a déclaré que ce vote mettait fin « à la tromperie des consommateurs par des allégations non fondées, exagérées ou inexactes sur les denrées alimentaires. Seules les allégations de santé véritablement fondées seront autorisées à rester sur le marché. »

FoodDrinkEurope, une organisation qui représente le secteur des aliments et des boissons, a affirmé dans un communiqué que des normes harmonisées permettraient de rassurer les consommateurs, de leur fournir des informations sur les propriétés bénéfiques de certains éléments nutritifs dans les aliments et de les aider à faire des choix informés.

Vingt-deux membres de la commission ont soutenu la résolution qui n'est pas passée et qui avait été introduite par l'eurodéputé britannique Chris Davies (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe) et par l'eurodéputée finlandaise Sirpa Pietikäinen (Parti populaire européen). Trente-sept membres s'y sont opposés et l'un d'entre eux s'est abstenu.

Les partisans de cette résolution affirmaient que les exigences en matière d'étiquetage étaient disproportionnées et plaçaient une charge de travail trop lourde sur les épaules de l'EFSA qui devra approuver les allégations de santé présentes sur les étiquettes alimentaires.

En amont du vote de la commission, l'Alliance for Natural Health, qui oeuvre en faveur de soins de santé naturels, a lancé une campagne pour soutenir la résolution, affirmant que restreindre le nombre d'allégations de santé sur les aliments limiterait le choix du consommateur et obligerait les scientifiques à mener de nombreuses études nutritionnelles sur les produits vendus dans l'UE.

Robert Verkerk, le directeur scientifique de l'organisation britannique, a critiqué ce système d'étiquetage, car selon lui, il présente une approche unique pour une science complexe et en mutation constante.

Des représentants européens ont souhaité souligner que ces nouvelles règles ne mèneraient pas à l'interdiction de produits spécifiques, mais seulement à celle de produits considérés comme trompeurs ou abusifs.

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