Manger vert ? Aliments, boissons et environnement

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Les multinationales agroalimentaires s’emploient de plus en plus à mesurer leur empreinte carbone et hydrique, mais la multiplication des produits qui se disent « bio » laisse souvent les consommateurs perplexes quant à leurs choix alimentaires.

Onglets horizontaux

Vue d'ensemble

Ces dernières années, la notion d’empreinte environnementale a gagné en importance chez les décideurs politiques ; elle est même devenue un argument de vente pour l’industrie alimentaire et des boissons.

Un nombre croissant d’indicateurs a par conséquent été développé pour réduire l’impact environnemental de l’industrie agro-alimentaire et aider les consommateurs à faire des choix plus durables.

L’empreinte écologique est une notion aujourd'hui bien connue, qui compare la consommation humaine à la capacité écologique de la Terre à se régénérer. Cet indicateur global est sub-divisé en plusieurs sous-groupes, notamment :

·         l’empreinte carbone, qui correspond à la quantité totale d’émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par un produit, un événement ou un individu.

·         L’empreinte hydrique, qui correspond au volume total d’eau potable utilisé pour produire des biens et services.

Un ensemble de notions a également été spécifiquement créé pour le secteur de l'alimentation et des boissons. Ainsi, le terme de « kilomètres alimentaires » a été introduit pour la première fois au Royaume-Uni au début des années 1990 et fait référence aux émissions liées au transport d’un produit alimentaire donné entre le moment où il est produit et celui où il arrive dans les rayons des supermarchés.

Toutefois, les kilomètres alimentaires – terme consacré aux émissions de carbone – ne sont qu’un aspect de l’impact environnemental total de l'alimentation. Avec l’augmentation de l’importance de la consommation et de la production durables aux yeux des dirigeants politiques, les entreprises agro-alimentaires, sous la pression des groupes environnementaux, ont commencé à également se préoccuper des autres aspects.

L’empreinte environnementale totale de la nourriture, si elle était calculée de manière exhaustive, devrait également prendre en compte la terre, l’eau et l’énergie qu’impliquent la culture, la production et l’approvisionnement de cette nourriture, de la ferme à la fourchette. Selon cette logique,  devraient également être incluses la méthode agricole, une empreinte distincte des engrais et pesticides utilisés, une autre pour les emballages de matériaux et de nourriture pour animaux, ainsi que l’empreinte carbone de la réfrigération, du transport et de la cuisson.

Selon la Commission européenne, le secteur des aliments et boissons représente 23 % de l’utilisation des ressources globales, 18 % des émissions de gaz à effet de serre et 31 % des émissions acidifiantes.

L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a récemment noté que l’agriculture avait un impact grandissant sur l’environnement au cours du cycle de la chaîne alimentaire, la production de bœuf et de produits laitiers représentant les plus fortes émissions. La transformation des aliments, quant à elle, n’est pas évaluée comme un contributeur majeur.

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