L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic a été arrêté par la police serbe. Il était recherché pour crimes de guerre et contre l'Humanité.

Portrait de Ratko Mladic © Flickr / ssoosay
Documents officiels
Commission européenne
Déclaration de Catherine Ashton suite à l'arrestation de Ratko MladicMinistère des Affaires Etrangères
Déclaration d'Alain Juppé suite à l'arrestation de Ratko MladicParlement européen
Déclaration de Jerzy Buzek suite à l'arrestation de Ratko MladicCommission européenne
Déclaration de José Manuel Barroso suite à l'arrestation de Ratko MladicConseil de l'Union européenne
Déclaration du président Van Rompuy suite à l'arrestation de Ratko MladicCommission européenne
Déclaration de Catherine Ashton lors de la conférence de presse conjointe avec le Président Tadic
Positions
Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
Communiqué de presse suite à la suite de l'arrestation de Ratko MladicLes Verts
Déclarations des Verts/Alliance libre européenne suite à l'arrestation de Ratko MladicS&D
Communiqué de presse des sociaux démocrates européens suite à l'arrestation de Ratko MladicParlement européen
Communiqué de presse du PPE suite à l'arrestation de Ratko MladicParlement européen
Communiqué de presse d'Arnaud Danjean suite à l'arrestation de Ratko MladicAssemblée nationale
Réaction du député Pierre Lequillier suite à l'arrestation de Ratko Mladic
En fuite depuis près de 15 ans, Ratko Mladic, 69 ans, ancien chef militaire des forces serbes de Bosnie pendant la guerre en ex-Yougoslavie (1990-1995) a été arrêté par les autorités serbes. L'information a été confirmée, jeudi 26 mai, par le président du pays Boris Tadic, lors d'une conférence de presse.
Un pas de plus vers l'UE
Le chef de l'Etat a précisé que Ratko Mladic avait été arrêté "sur le territoire" national, sans indiquer de lieu précis.
Pour de nombreux responsables européens, cette annonce va accélérer la candidature de la Serbie à l'UE.
"L'arrestation de Ratko Mladic lève un grand obstacle sur la voie de la Serbie vers l'Union européenne", a estimé le commissaire européen en charge des négociations d'adhésion, Stefan Füle. Même s'il a souligné que des réformes économiques et structurelles sont encore nécessaires.
Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a annoncé que cette arrestation donnait "un nouvel élan au processus d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne ".
De son coté le député européen Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et Défense du Parlement européen, (PPE/UMP) a déclaré: "L'arrestation de Mladic (…), est un acte fort, (…) de la part du gouvernement serbe. Elle ouvre les voies de la candidature de la Serbie à l'UE".
La fermeté néerlandaise
Le pays a officiellement déposé sa candidature à l'UE en décembre 2009. Bruxelles a accepté de l'examiner en novembre 2010. Les Etats européens voulaient envoyer un signe d'encouragement au pays après ses efforts pour tenter de rétablir le dialogue avec le Kosovo.
Cependant, le cas de Ratko Mladic empoisonnait les relations UE-Serbie. Depuis 1995, il est inculpé par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour son rôle pendant la guerre de Bosnie (1992-1995).
Il est considéré comme le responsable du massacre de Srebrenica. En août 1995, entre 6 et 8 000 musulmans de Bosnie ont été massacrés alors qu'ils étaient sous la protection des casques bleus néerlandais. Or, les Pays-Bas n'ont jamais caché leur intention de bloquer l'adhésion de la Serbie à l'UE tant que l'ancien général était en liberté.
Depuis sa création en 1993, le TPIY a inculpé 161 personnes. Lors de sa conférence de presse, Boris Tadic a d'ailleurs salué "le résultat d'une pleine coopération de la Serbie avec le tribunal de La Haye".
Et Goran Hadzic?
Le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a toutefois relativisé la nouvelle, estimant que l'arrestation de Ratko Mladic ne signifiait pas automatiquement l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne. La Haye recherche encore Goran Hadzic, l'ancien président de la République serbe auto-proclamée de Krajina, lui aussi accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'Humanité.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui se trouvait justement à Belgrade, a donné une conférence de presse conjointe avec le président Tadic, elle l'a félicité et a demandé que Mladic soit "transféré sans délai" devant le TPIY.
Extradition
Lors de la conférence de presse le président Boris Tadic a ajouté que "le processus d'extradition (vers La Haye) est en cours". Le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé a souhaité qu'il soit "aussi rapide que possible" et a apporté "son soutien pour l’œuvre essentielle que le TPIY mène au service de la justice internationale".
Stefan Füle, commissaire européen à l'élargissement chargé d'évaluer la candidature de la Serbie, doit remettre son rapport en octobre. Il pourrait ainsi recommander d'octroyer à la Serbie le statut officiel de candidat, une décision qui devra ensuite être validée par les 27.





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