RTE livre son analyse sur la capacité du réseau électrique français à supporter de fortes chaleurs au cours de l'été 2010.

Positions
Réseau de Transport d'électricité
Analyse prévisionnelle - Eté 2010Entsoe
Winter Review and Summer Outlook Report 2010
Documents officiels
Le gestionnaire français de réseau de transport d’électricité, RTE, a rendu public, mercredi 2 juin, son analyse prévisionnelle sur l’été 2010. Le texte vise à identifier les éventuelles tensions qui pourraient survenir sur le réseau électrique français en cas de fortes chaleurs.
L’analyse est d’autant plus utile que l’été, période de moindre consommation qu’en hiver, est souvent la saison que choisissent de nombreuses centrales de production pour effectuer des opérations de maintenance.
Dans ce document, le transporteur d’électricité envisage un scénario comprenant une hausse des températures de sept degrés au-dessus des normales saisonnières, une baisse de producton sur les sites nucléaires et thermiques classiques, et une importante sécheresse.
Sur la base de ces hypothèses, il serait nécessaire d’importer jusqu’à environ 4000 MW entre la fin juin et la mi-septembre. Un chiffre sensiblement inférieur comparé à l’été 2009. A l’époque, la France avait importé 8000 MW sur la même période.
La publication de ce rapport intervient au lendemain des conclusions rendues publiques par l’Entso-e, qui regroupe 42 gestionnaires de réseaux de transports de 34 pays européens. Les auteurs du document estiment qu’aucun risque particulier ne pèsera sur le réseau électrique européen durant l’été 2010. Ils relèvent que, au cours de cette période, les difficultés viendront éventuellement de l’effet de vents importants sur les interconnexions entre plusieurs pays.
Les députés veulent débattre du troisième paquet énergie
L’examen de la loi prévoyant une nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome) par les députés de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, les 25 et 26 mai, s’est soldé par une modification de taille sur le texte proposé par le gouvernement. Les élus ont en effet supprimé l’article 10 de la proposition de loi, qui prévoyait une transposition par ordonnance du troisième « paquet énergie ». « Six au moins des dix alinéas de l’article 10 prévoyant une transposition par ordonnance du prochain « paquet » de libéralisation du marché de l’énergie ne sont pas acceptables, s’agissant de sujets qui touchent à la vie quotidienne des Français », a ainsi déclaré le député (PS) François Brottes au cours de l'examen du texte.
Or les élus, appréciant peu que le débat parlementaire soit ainsi esquivé, ont fait en sorte que la transposition de ces nouvelles dispositions européennes sur l'intégration du marché européen de l'énergie passe par une loi, qui serait donc débattue devant le Parlement.
Avant que cette disposition ne soit effectivement adoptée, l’ensemble des députés doit encore valider ces modifications en séance plénière. Le texte doit ensuite être examiné par le Sénat. Ce vote interviendra sans doute après les vacances parlementaires, à l’automne ou au début de l’hiver, estiment des spécialistes de ce dossier.




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