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La Grèce est assise sur une immense réserve de gaz en mer, révèle une étude

Cet article est traduit de l'anglais par EurActiv Bruxelles, partiellement ou en intégralité (article source).

Le gaz naturel en mer pourrait changer le destin de la Grèce si les premières estimations qui révèlent 464 milliards d’euros de réserves de gaz sont confirmées, révèle une étude présentée au premier ministre, Antonis Samaras, et consultée par Reuters.

04/10/2012

Selon cette étude, qui rassemble des données scientifiques existantes, des similitudes géologiques indiquent que les réserves en mer de la Crète pourraient correspondre à celles du prolifique bassin Levantin, dans lequel convergent les découvertes israéliennes et chypriotes.

Elle met en évidence des réserves stratégiquement importantes dans les eaux grecques au sud de la Crète, de l’ordre d’environ 3,5 mille milliards de mètres cubes (Tcm). Cette quantité serait suffisante pour répondre à la demande de gaz de l’UE pendant six ans et équivaudrait à environ 1,5 milliard de barils de pétrole.

Même s’il lui faudra des années pour explorer et développer le secteur du gaz en mer, la Grèce a lancé une série de licences et a demandé à une entreprise spécialisée en relevés sismiques de déterminer l’étendue des gisements d’hydrocarbure. Les résultats sont attendus pour mi-2013.

En présentant leurs découvertes, les auteurs de l’étude, Antonis Foscolos, Elias Konofagos et Nikos Lygeros, ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que les réserves rapportent 464 milliards d’euros à l’État sur 25 ans.

« Nous pensons que ce chiffre est deçà de la réalité », a déclaré à Reuters M. Konofagos, dont l’entreprise Flow Energy, basée à Athènes, conseille officieusement le gouvernement sur sa stratégie énergétique.

M. Foscolos, professeur émérite à l’université technique de Crète et au Canadian Geological Survey, a expliqué que les émissions sous marines de méthane et la présence de gisements d’hydrate de gaz dans le fond marin indiquaient la présence de réservoirs importants.

Une autre étude publiée dans le Journal of Environmental Science and Engineering en juin dernier a estimé que la Grèce disposait de 4 Tcm de gaz et de 3 milliards de barils de pétrole brut.

Tenant compte des économies sur les importations de pétrole (la Grèce dépense 5 % de son PIB en importations énergétiques), ces découvertes pourraient rembourser la dette du pays et permettre d’économiser des milliards d’euros par an.

La plateforme gazière européenne ?

Avec cette richesse potentielle, la Grèce pourrait également devenir une plateforme de transit du gaz vers l’Europe si elle établissait une zone économique exclusive qui lui permettrait d’extraire légalement des hydrocarbures. Actuellement, cet élément fait défaut dans le sud de la Crète et dans d’autres régions.

Le chef du gazoduc ITGI, qui a perdu le projet d’acheminement du gaz de la mer Caspienne en Europe, espère convertir son projet en un conduit reliant les découvertes de l’est de la mer Méditerranéenne et le vieux continent, en manque de gaz.

Malgré de grands espoirs, les géologues signalent que les estimations à elles seules ne signifient rien. Seul le forage peut établir les faits.

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