Bruxelles aurait saisi, mardi 18 octobre, des documents dans les locaux de plusieurs sociétés proposant des produits financiers dérivés liés Euribor, le taux de référence pour les prêts entre banques fixé par 44 établissements.

Soupçons de manipulation

L'enquête suggère que ce taux aurait pu être manipulé. Une hypothèse contestée par Euribor-EBF, qui rassemble les commissions bancaires de pays de la zone euro en charge de compiler les données.

« Nous avons toute confiance dans la gestion de l'Euribor. Avec le nombre de banques qui sont impliquées dans la détermination du taux, déterminer ce taux de manière artificielle serait impossible», a déclaré à Reuters le manager d'Euribor-EBF, Cédric Quemeneur.

« Je pense que la Commission ne connaît pas bien la manière dont les taux de référence sont déterminés. Nous sommes prêts à l'aider », a-t-il ajouté.

Troisième enquête

Une source proche du dossier a indiqué à Reuters que les bureaux de la Deutsche Bank à Londres faisaient partie de ceux qui ont été perquisitionnés par les enquêteurs de la Commission européenne. La banque allemande s'est refusée à tout commentaire.

C'est la troisième enquête d'envergure menée par l'exécutif européen cette année sur les marchés interbancaires.

Une enquête internationale, aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, est par ailleurs toujours en cours pour déterminer si le Libor a été manipulé durant la dernière crise financière.