A Davos, le Premier ministre britannique a déclaré que l'Union monétaire ne disposait pas actuellement des piliers nécessaires à sa réussite.

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Gouvernement britannique
PM Davos Speech
Le Royaume-Uni n'a pas adopté l'euro et refuse de participer au nouvel accord intergouvernemental. Toutefois, le Premier ministre britannique s'inquiète de l'avenir de la zone euro. Lors du Forum économique mondial à Davos, David Cameron a présenté son analyse d'une possible sortie de crise.
"Je ne fais pas partie de ces gens qui pensent qu'une monnaie unique ne peut jamais marcher. Regardez les Etats-Unis. Ou le Royaume-Uni. Mais il y a certaines caractéristiques communs à toutes ces unions monétaires", a-t-il affirmé jeudi 27 janvier.
Banque centrale
Pour M. Cameron, l'Union monétaire a besoin d'un Banque centrale qui la soutient entièrement. Le Premier ministre met ainsi en cause la position de l'Allemagne qui refuse de toucher à l'indépendance de l'institut de Francfort.
Eurobonds
Il juge également nécessaire l'introduction d'émissions communes de dette, les fameux "eurobonds ", autre bête noire du gouvernement allemand.
"Actuellement, le problème ce n'est pas que la zone euro manque de l'une de ces caractéristiques, mais qu'elle ne dispose d'aucune", a critiqué David Cameron.
Marchés du travail
Le Premier ministre a également vilipendé l'inflexibilité des marchés du travail européens et plaidé en faveur de réformes structurelles. Constatant que les causes profondes de la crise actuelle sont les déficits commerciaux de certains pays, le chef du gouvernement britannique a appelé les pays concernés à renforcer leur compétitivité.
Taxation Tobin
Par ailleurs, le Premier ministre s'est prononcé contre la taxation des transactions financières, idée défendue par Nicolas Sarkozy. David Cameron craint notamment des pertes d'emploi considérables.



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