Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Spiegel, le président de la banque centrale allemande, Axel Weber, confirme qu'il renonce briguer la présidence de la Banque centrale européenne.
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Le président de la Bundesbank, Axel Weber, a confirmé, samedi 12 février, qu'il ne se porterait pas candidat à la direction de la Banque centrale européenne (BCE) et a imputé sa décision à des résistances d'Etats membres.
Dans un entretien accordée au Spiegel, il explique que ses opinions minoritaires, ces derniers mois, sur des questions cruciales comme la crédibilité de la présidence de la BCE auraient eu raison de son éventuelle nomination.
Il a ainsi notamment fait allusion aux critiques émises en mai lorsque la BCE a décidé d'acheter des emprunts d'Etat pour tenter de sortir la zone euro de la crise de l'endettement.
Ses propos, publiquement rejetés par l'actuel président de la BCE, Jean-Claude Trichet, auguraient mal de sa candidature alors que l'Europe commençait à débattre de la succession du Français, dont le mandat arrive à expiration en octobre.
Signaux discrets
"Je sais par conséquent depuis le mois de mai que ma candidature potentielle était atteinte. Ma décision de ne pas briguer cette fonction importante a mûri tout au long de cette période", poursuit-il dans le Spiegel.
Il ajoute en avoir informé le gouvernement allemand, d'abord par des signaux discrets à l'automne, puis lors d'une rencontre avec la chancelière Angela Merkel le mois dernier.
A 53 ans, Axel Weber est considéré comme un "faucon" de la lutte contre l'inflation. Il était l'un des favoris pour la succession de Jean-Claude Trichet.
Rempart de la stabilité
Dans le Spiegel, Weber prend soin d'afficher l'unité de vues des membres de la BCE "sur la plupart des questions" et dément toute dissension fondamentale au sein de l'institution monétaire européenne.
"La BCE, dit-il, est le rempart de la stabilité en Europe. Cette jeune institution a fait ses preuves de manière impressionnante durant la crise récente. Son président est doté d'un rôle spécial. Cependant, s'il occupe une position minoritaire sur des questions importantes, la crédibilité de sa fonction en souffre."





Réactions
Le candidat allemand n'avait pas le profil requis. (non vérifié), le 14/02/2011
Que M Axel Weber renonce à presenter sa candidature est une chose évidente, vu qu'il n'avait aucune chance d'être choisi et qu'il le savait. Mme merkel, ayant suivi ses conseils, lui doit quelques uns de ses faux pas.
Il ne serait de toute évidence pas bon dans la conjoncture actuelle que le president de la BCE soit Allemand. Puisque la position et situation économique de l'Allemagne est differente de la situation de la majorité des pays Euro.
Les mesures nécessaires ne sont donc pas les mêmes pour l'Allemagne que pour les autres pays.
M Weber étant en outre une personne trés bornée, un compromis en cas de désaccord aurait été peu probable.
La zone euro a besoin d'une personne réaliste et capable de tenir compte des intérets de tous.
Il vaut mieux prévenir que punir! (non vérifié), le 14/02/2011
L'idée des sanctions tant chère aux Allemands et maintenant reprise par M Trichet me semble absurde. Si un pays, pour quelle raison que ce soit, a un déficit budgétaire on ne ferait qu'empirer sa situation en lui infligeant des sanctions puisque elles ne feraient qu'accroitre le déficit.
Il me semblerait plus judicieux de prévoir des règles qui empêcheraient ces déficits.
La raison principale du déficit budgétaire est très souvent une balance commerciale déficitaire, par la le pays importe du chômage, qui non seulement affaibli l'économie du pays et réduit ainsi les revenus de celui-ci, mais qui de plus coûte cher. Il faut donc faire en sorte à éviter aussi bien les excèdent que les déficits dans les balances commerciales des pays de la zone euro entre eux. En 2010, la France affiche son huitième déficit commercial d'affilée : 51,4 milliards d'euros, alors que l'Allemagne présente un excédent de 154,3 milliards, le dix-septième d'affilée. Traduction, l'excédent allemand et le déficit français sont les deux cotes d'une même médaille, des emplois sont crées en Allemagne et crée du chômage en France. Dans le cas de la Grèce la situation est bien pire avec les conséquences désastreuse que l'on connait.
De plus la menace de sanctions ne sera pas forcement dissuasive puisque le gouvernement en place, comme dans le cas de la Grèce, n'est pas responsable du déficit (dettes), en effet ce sont surtout les achats d'armement lourd à crédit du gouvernement grec précèdent qui sont la cause du surendettement.
Il vaut mieux donc prévenir que punir.
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