Mardi 20 septembre, les débats Bip Enerpresse ont accueilli le Club CO2 qui rassemble des entreprises, des laboratoires et l'Ademe autour d'un thème d'avenir : le captage et stockage du CO2. Une occasion de faire le point sur le développement de cette technologie qui représente un enjeu majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique.

En effet, pour lutter contre l'augmentation des émissions de CO2, plusieurs actions sont actuellement mises en place comme l'amélioration de l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Au même titre que ces premières solutions, la technique de captage et du stockage du CO2 (CSC) peut également être un facteur clé face au changement climatique. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le CSC pourrait contribuer à hauteur de 19 % à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial d'ici 2050, soit environ 5 gigatonnes de CO2 par an à cette date.

L'objectif global est de diminuer de 50 % les émissions mondiales de CO2 d'ici à 2050 pour limiter à 2 °C l'augmentation de température moyenne à l'horizon 2100, seuil considéré comme critique pour l'homme et l'environnement.

Pour arriver à respecter cet objectif, divisé par deux à l'échelle du monde les émissions de GES et par quatre pour les pays industrialisés, de nombreux programmes scientifiques portant sur le CSC ont été lancés ces dernières années.

En France, ces programmes de recherche mis en place, et financé en partie par le Fonds démonstrateurs de recherche, visent avant tout à tester et valider les technologies de captage (pré-combustion, oxycombustion, post-combustion) et de stockage qui en sont, pour l'instant, qu'à leur balbutiement.

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