Premiers pas vers des règles sur les émissions rurales de CO2

  

 

L'exécutif européen a proposé de nouvelles règles harmonisées pour prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre des forêts et de l'agriculture au sein de la politique climatique de l'UE.

« Il s'agit de la première étape pour la prise en compte de ces secteurs dans les efforts de réduction de l'UE », a déclaré dans un communiqué Connie Hedegaard, la commissaire européenne à l'action pour le climat.

« À Durban, tous les pays ont convenu de règles comptables révisées pour ces secteurs », a-t-elle ajouté. « L'UE présente aujourd'hui cette proposition. »

Ces nouvelles règles devront être soumises au Parlement européen et au Conseil, parallèlement à l'obligation pour les États membres d'adopter des plans d'action en faveur de pratiques forestières et agricoles plus vertes.

Selon un communiqué de l'UE, il est possible que des objectifs de réduction d'émissions pour ces secteurs soient proposés plus tard, « lorsque la fiabilité des règles comptables aura été démontrée ».

Bien que plus de 75 % du territoire européen soit recouvert par des terres forestières et agricoles, ces deux grands secteurs sont les seuls à ne pas être soumis à des réglementations communautaires.  

Les efforts de réduction des émissions de dioxyde de carbone en milieu rural n'ont été que partiellement reconnus par l'UE, en raison de l'absence de règles de comptabilisation communes et de problèmes liés au calcul de l'empreinte carbone des forêts et des sols.

Cependant, suite à une décision de la Convention-cadre de l'ONU sur le changement climatique quant aux règles de comptabilisation, lors de la conférence de Durban en décembre dernier, l'UE a décidé de s'engager en faveur de pratiques agricoles et forestières plus vertes.

« [Cette proposition] contribuera également à la préservation de la biodiversité et des ressources en eau, favorisera le développement rural et rendra l'agriculture plus respectueuse du climat », a affirmé Mme Hedegaard.

Les zones rurales européennes absorbent de grandes quantités de carbone et empêchent que ce gaz ne soit libéré dans l'atmosphère.

« En augmentant ce stock de carbone « piégé » de tout juste 0,1 point de pourcentage (par une meilleure gestion des forêts ou des pâturages, par exemple), il serait possible de compenser les émissions atmosphériques annuelles de 100 millions de voitures », peut-on lire dans ce communiqué.

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