La semaine européenne de la mobilité urbaine vise principalement à sensibiliser les citoyens à l’usage de transports doux (marche à pied, vélo...) ou durables (tramway, metro...). A terme, des actions plus approfondies devraient voir le jour : la Commission européenne publiera prochainement sa stratégie.
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Le projet de rapport de Gilles SavaryParlement européen
Le débat sur la mobilité urbaineCommission européenne
Livre vert, Vers une nouvelle culture de la mobilité urbaineAutre
Portail du gouvernement français sur la mobilité urbaine
Tickets de bus gratuits sur le réseau de bus nîmois, manifestation citoyenne à bicyclette (bicifestación) à Alicante (Espagne), lancement d’un plan de ramassage scolaire durable pour les écoliers de Glasgow (Royaume-Uni)…Du 16 au 22 septembre, des initiatives de promotion des transports propres vont voir le jour en l’Europe.
Lancée à l’initiative de la Commission européenne en 2002, la semaine de la mobilité urbaine est un rendez-vous annuel pour les collectivités territoriales, les associations et les entreprises soucieuses de promouvoir des modes alternatifs de transports. A plusieurs reprises, elle a pu donner lieu à l’adoption de nouveaux comportements, à l’instar de l’utilisation accrue du réseau de voitures en libre service à Nantes.
L’édition 2009 se déroule sous le signe de la lutte contre le changement climatique, un enjeu de premier plan, en vue de la clôture des négociations internationales à Copenhague en décembre. La France adosse à cette manifestation un second volet axé sur la sécurité routière.
Depuis la création de la semaine de la mobilité, le nombre de villes participantes a été multiplié par six, mais cet attrait n’a pas été suivi d’actions politiques fortes à Bruxelles. L’Europe n’en est qu’aux balbutiements d’une stratégie harmonisée en matière de mobilité urbaine.
La publication d’un Livre vert en 2007 a permis de tisser une trame mais la concrétisation d’un plan d’action est restée en souffrance pendant plusieurs mois (EurActiv.fr 15/01/09). Le lancement prochain d’une stratégie commune est susceptible de mettre fin à cette inertie. Le 23 septembre, la Commission européenne dévoilera « aux autorités municipales une panoplie d’instruments pratiques ».
La mise en place d’un transfert financier est attendue par le consortium de villes Eurocities. Des financements existent déjà en matière de transport. Ils sont notamment consacrés au développement du réseau transeuropéen de transport (RTE-T) mais «désormais, un fonds dédié à la mobilité urbaine est nécessaire » estime Vanessa Holve, responsable de la politique de mobilité à Eurocities.
POSITIONS :
Pour Dominique Riquet, eurodéputé (PPE) vice-président de la commission parlementaire aux transports, le développement des outils actuels doit être privilégié. L’UE intervient déjà indirectement avec la promotion « des transports en commun à travers la politique de cohésion ou des actions de recherche en direction des biocarburants ou des piles à hydrogène », rappelle-t-il.
Selon le député, le développement des systèmes de transports intelligents est une piste à explorer. « Une meilleure utilisation des sillons ferroviaires permet d’optimiser l’exploitation du réseau de 50% », explique-t-il.
« Il faut un changement de priorités en revoyant toute la politique de projets urbains», affirme l’eurodéputé écologiste Jean-Paul Besset. « La mobilité est une condition de la liberté de nos sociétés, mais c’est une mobilité paralysante car elle crée des nuisances en termes de congestion, de consommation d’énergie, etc. »
Nathalie Griesbeck, députée européenne ADLE, appelle à « la prise en compte de la dimension citoyenne dans la ville. Des transports propres, sûrs, rapides et économiquement abordables doivent être proposés aux citoyens. Le développement de la multimodalité est important, mais l’alternative offerte [aux populations] doit être crédible », conclut-elle.





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