Dans son livre, le ministre de l'Agriculture raconte, par le menu, la réunion avec ses homologues organisée par la présidence suédoise de l’UE en septembre 2009, en pleine crise du lait.
Documents officiels
Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
Lettre franco-allemande sur le secteur laitierCommission européenne
Rapport du groupe de haut niveau sur le marché laitierParlement européen
Effondrement des prix du lait : les propositions de la Commission jugées insuffisantes
«Quoique doux et avenant, son visage était fermé et ses yeux d’un bleu très clair exprimaient une détermination sans faille, que mes arguments, je le voyais, ne suffiraient pas à fléchir.» Dans son dernier livre*, le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, revient notamment sur l’attitude de l’ancienne commissaire européenne, Mariann Fischer Boel, pendant la crise du lait.
Le successeur de Michel Barnier raconte par le menu la réunion informelle des ministres de l’Agriculture, organisée par la présidence suédoise de l’UE en septembre 2009. «Je dus négocier pied à pied avec la Présidence suédoise et la Commission européenne pour simplement obtenir que les ministres […] abordent le sujet», écrit le ministre.
Bruno Le Maire affirme que la Commission a voulu éviter à tout prix de se prononcer sur la crise. «Bruno, nous n’avons absolument pas besoin de nous occuper de ce sujet. Je n’ai pas d’argent dans ma poche. Ne suscite pas d’attente chez les producteurs de lait!», aurait répondu Mme Fischer Boel à Bruno Le Maire. La France et l’Allemagne obtiennent finalement une mention de la crise du lait dans les conclusions de la réunion.
«Nous, Européens, nous avons largement failli pendant la crise du lait. (…) Le problème est que les institutions européennes sont désormais incapables de voir la réalité en face et par conséquent de la changer», juge M. Le Maire, qui parle aussi d’«aveuglement collectif».
*Bruno Le Maire, Sans mémoire, le présent se vide, octobre 2010, Gallimard, 16,90€






Réactions
blanie (non vérifié), le 12/11/2010
Les producteurs de lait autres que les usines à lait ont peu de chance de survie
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