Selon un rapport international, les surfaces agricoles cultivées avec des organismes génétiquement modifiés ont augmenté en 2011 en Europe. Et ce, malgré le peu de plantes autorisées et des opinions publiques réfractaires.

© Commission européenne
Revue de presse
Documents officiels
Service international pour l'acquisition d'applications agricoles biotechnologiques
Rapport sur les OGM en 2011
Malgré la cacophonie européenne qui règne sur les OGM, la surface de terres cultivées avec des plantes génétiquement modifiées est en forte progression passant de 23 297 à 114 490 hectares entre 2010 et 2011.
L’étude a été réalisée par le Service international pour l’acquisition d’applications agricoles biotechnologiques, une association qui promeut l’utilisation des OGM.
Six pays européens sont concernés : l'Espagne, le Portugal, la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie et la Roumanie. Les chiffres européens sont très instables d’une année sur l’autre. En 2009, le nombre d’hectares était en recul. Seulement 94 750 contre 107 000 l’année précédente.
Tendance mondiale
Ce jeu de yoyo peut s’expliquer par la réticence des consommateurs européens à avoir recours à ces nouvelles technologies. Malgré la pression de la Commission en faveur de l’utilisation des OGM, de nombreux gouvernements ont mis en place des moratoires. Les cultures ont donc été stoppées.
Les institutions européennes débattent actuellement d’une réforme des procédures d’autorisation pour clarifier la situation.
Au niveau mondial, l’utilisation des OGM a augmenté de 8% en 2011 pour atteindre 160 millions d’hectares (et 16,7 millions d'agriculteurs). C’est la deuxième plus forte progression en 15 ans. Clive Janes, le responsable d’ISAAA s’est dit « surpris » de cette évolution qui touche à la fois les pays développés et ceux en développement. Même si la croissance est plus importante dans les Etats du Sud qu’au Nord (11% contre 5%).
Les Etats-Unis restent les premiers utilisateurs avec 69 millions d’hectares. Le Brésil arrive second avec 30 millions d’hectares puis l’Argentine (23,7 millions).






Réactions
Christophe Noisette, Inf'OGM (non vérifié), le 09/02/2012
Une erreur s'est glissée dans votre article. Vous écrivez : "la surface de terres cultivées avec des plantes génétiquement modifiées est en forte progression passant de 23 297 à 114 490 hectares entre 2010 et 2011". Il y a certes eu une progression des surfaces GM mais elle est moindre : en 2010, l'UE cultivait déjà plus de 90 000 hectares.
Par ailleurs, vous estimez que "ce jeu de yoyo peut s’expliquer par la réticence des consommateurs européens à avoir recours à ces nouvelles technologies". Nous estimons qu'il est aussi lié aux surfaces générales cultivées en maïs. Ainsi, l'Espagne, comme nous l'indiquions en septembre 2011, "au niveau national, la sole du maïs en Espagne a augmenté entre 2010 et 2011, mais, toujours selon l’administration espagnole, le ratio maïs GM / non GM est resté quasiment stable, passant seulement de 24% à 26% de maïs GM". C'est un facteur explicatif important.
Christophe Noisette, Inf'OGM (non vérifié), le 09/02/2012
Suite de mon précédent commentaire :
D'autre part, vous oubliez de mentionner que les cultures de pomme de terre GM Amflora se sont totalement effondrées, au moins de représenter quelques 18 hectares.
Enfin, vous mentionnez que la hausse de 8% des cultures transgéniques au niveau mondiale est "la deuxième plus forte progression en 15 ans". Je vous invite à vérifier aussi ce chiffre. D'après les calculs d'Inf'OGM, il s'agit de la deuxième plus faible progression depuis 1998. La plus faible progression était de 7,2% entre 2008 et 2009.
Cordialement
C. Noisette, Inf'OGM
BOUCHET SERGE (non vérifié), le 09/02/2012
Ce qui est drôle c'est que les populations sont hostiles ("réticence des consommateurs"), l'Europe évidemment pour (pressions de la commission"), vendue aux entreprises et au fric.Les OGM "progressent": déni de démocratie.
Monsato se retire? Bon vent, fout le camp! Les abeilles vont peut-être respirer.
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