Les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Après le record du mois d’avril, où le déficit commercial français a franchi la barre des 7 milliards d’euros, le pays enregistre une nouvelle contre-performance. En mai, le déficit commercial a été porté à 7,422 milliards d’euros, selon les chiffres publiés le 7 juillet par les Douanes.

Les causes sont connues : fléchissement des exportations industrielles de 0,3% et hausse des importations de 0,3%. La facture des hydrocarbures naturels s’accroît de 450 millions d’euros. Les produits agricoles et issus de l’industrie agroalimentaires sont en revanche épargnés par le recul des exportations.

Réagissant à l’aggravation d’une tendance amorcée depuis plusieurs années en France, le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche s’est attardé sur l’évolution de l’activité industrielle. "Pendant très longtemps, les faiblesses du commerce extérieur en France ont été masquées par ce qu'on appelait les grands contrats. Mais "les clients d'hier sont devenus les compétiteurs d'aujourd'hui", a-t-il souligné, se référant notamment au poids grandissant de l’industrie chinoise sur le marché ferroviaire international.

Enfin, il n’a pas manqué de rappeler à Bruxelles la part de responsabilité qui lui revient. "Au nom de la libre concurrence, l'UE a empêché toutes ces dernières années la constitution de grands groupes de taille mondiale", a-t-il estimé.