Rio+20 : Se déhancher au rythme de l'économie verte

  

Le Sommet de la Terre de Rio qui aura lieu en mai 2012 tentera d'établir une vision mondiale sur l'économie verte, avec la France qui mènera les appels de l'Europe à mettre sur pied une nouvelle Organisation mondiale de l'environnement (OME).

Onglets horizontaux

Vue d'ensemble

La conférence 2012 des Nations unies sur le développement durable (UNCSD), ou « Rio+20 » se tiendra exactement 20 ans après une conférence internationale historique à Rio de Janeiro.

Surnommée « Sommet de la Terre », la conférence de 1992 a établi un plan d’action (Agenda 21) et une déclaration énonçant les principes sur lesquels repose le développement durable.

La réunion de suivi qui s’est tenue dix ans plus tard à Johannesburg a reconnu que des changements fondamentaux dans la façon dont les sociétés produisent et consomment étaient essentiels pour parvenir à un développement durable au niveau mondial. Tous les gouvernements ont été invités à promouvoir la consommation et la production durables et un projet pour renforcer la mise en œuvre de l’Agenda 21 a été adopté.

Accueilli par le Brésil, le sommet de 2012 tentera d’assurer le renouvellement d’un engagement envers le développement durable et d’évaluer les progrès réalisés au cours des vingt dernières années. Ses deux domaines d’intérêt principaux sont :

  • L’économie verte dans le contexte du développement durable et l’éradication de la pauvreté, et ;
  • Le cadre institutionnel pour le développement durable.

Un rapport de mai 2010 fournit une évaluation des progrès et des lacunes dans la mise en œuvre des décisions relatives au développement durable depuis 1992 et révise les deux thèmes de la conférence de 2012.

Au niveau européen, la stratégie de développement durable européenne (SDS), adoptée en 2001, a fourni une vision à long terme et un cadre primordial pour le développement environnemental, économique et social durable en Europe.

Les politiques en matière de changement climatique et d’énergie de l’UE sont des preuves de l’impact qu’a la SDS sur l’agenda politique, avec le système européen d’échange de droits d’émissions établi comme pierre angulaire de la politique européen pour lutter contre le changement climatique.

Mais les efforts de l’Union ne se sont pas arrêtés là et elle a commencé à intégrer une dimension durable dans de nombreux autres domaines de la politique, tels que l’utilisation rationnelle de l’eau en agriculture et d’énergies renouvelables dans les transports ainsi que la consommation et la production durables.

Pour compléter la SDS de l’UE, les priorités centrales l’Union sont établies dans la stratégie phare « Europe 2020 », qui cherche à promouvoir une croissance intelligente, durable et qui profite à tous en développant une économie plus verte, plus compétitive et plus économe en ressources,.

Aujourd’hui, presque tous les membres de l’UE ont leur propre stratégie de développement durable. Mais les comparer entre elles est compliqué par le fait qu’elles varient largement d’un pays à l’autre. Un récent rapport du Réseau européen pour le développement durable (ESDN) fournit une mise à jour complète sur les stratégies nationales dans l’Union des 27.

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