Les ministres de l’Agriculture réunis à Bruxelles n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur l'avenir de l'aide alimentaire. Le dossier est désormais entre les mains des dirigeants de l'UE.

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Documents officiels
Conseil de l'Union européenne
Règlement instaurant le financement du PEADConseil de l'Union européenne
Conclusions conseil des ministres de l'Agriculture (PEAD), 20 octobre 2011
Le commissaire européen à l’Agriculture est “consterné”. Dans une déclaration à l’issue de la rencontre des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, jeudi 20 octobre, Dacian Ciolos n’a pas mâché ses mots pour regretter l’échec des négociations entre les Etats sur l’avenir du programme d’aide alimentaire européen aux plus démunis (PEAD).
Arguments caducs
"Ces derniers jours, et ces toutes dernières heures encore, la Commission européenne a pris ses responsabilités pour rendre un accord possible. Désormais tous les arguments techniques ou juridiques avancés par certains Etats membres pour disqualifier le PEAD sont caducs”, a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter qu’il était “encore temps, pour les quelques Etats membres qui bloquent la décision, de revenir sur leur position."
Reste que le cycle classique des négociations a échoué. Le dossier est maintenant entre les mains de la présidence polonaise de l’UE. Seul une décision des dirigeants de l’UE lors du Conseil européen de dimanche 23 octobre pourrait permettre de faire bouger le dossier.
Six pays bloquent
Six pays (Allemagne, Suède, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni, République tchèque) sont opposés à toute réforme, estimant que l’aide alimentaire ne relève pas du champ de compétences de Bruxelles et que les politiques sociales sont du ressort des Etats membres.
Leur action en justice a provoqué l’annulation des trois quarts des financements (de 480 à 113 millions d'euros), jugés contraires aux règlements actuels par la Cour de justice de l’Union européenne. Si rien n’est fait, 18 millions de personnes seraient affectées.
Pour tenter de débloquer la situation, la Commission avait proposé de modifier la base juridique du Programme européen d’aides aux plus démunis (PEAD), le transférant de la politique agricole à la politique sociale de l’UE.





Réactions
Domi (non vérifié), le 23/10/2011
Quelle pauvre image l'Europe donne d'elle même.
Après toutes les discussions autour de Schengen il y a quelques semaines, voilà qu'elle affiche son mépris pour les pauvres et les nécéssiteux sous de vagues prétextes juridiques. Robert Schuman, le démocrate chrétien pur jus doit s'en retourner dans sa tombe... Européen convaincu et militant, je suis outré que cette aide soit en discussion. De qui se moquent ces beaux messieurs de la diplomatie européenne et surtout de ces 6 pays. Vouloir donner une image de l'Europe sociale passe, peut-être, selon eux par ces discussions... en tous cas ils donnent des verges aux eurosceptiques pournous frapper et nous ridiculiser.
Qu'attend le P.E. pour renvoyer Barroso et son équipe au vu de tels agissements?
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