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Pourquoi la France n’a pas besoin de se serrer davantage la ceinture en 2013

3 % de déficit budgétaire l’an prochain, c’est au moins 300 000 chômeurs supplémentaires, écrit le rédacteur en chef d’Alternatives économiques Guillaume Duval. Selon lui, il faut apprécier cet objectif en termes de déficit structurel et non de simple déficit constaté.

L’économie française stagne et la zone euro est entrée en récession. La situation économique n’a aucune chance de se redresser notablement au cours des prochains mois. Prendre dans ce contexte des mesures d’austérité supplémentaires pour tenir, coûte que coûte, l’objectif de 3 % du PIB de déficit public en 2013 freinerait davantage encore l’activité et pousserait le chômage vers les sommets.

Avec au final, d’ailleurs, un déficit plus important que prévu comme le montrent les exemples de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie malgré des efforts considérables. Les réformes récentes de la surveillance budgétaire européenne –  « 6 pack »  et Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)  – sont bâties autour de la notion de déficit structurel.

Celle-ci corrige les déficits publics constatés telle ou telle année des effets de la conjoncture à ce moment-là. Quoi qu’on pense par ailleurs de la pertinence de ces réformes, elles fournissent ainsi un argument solide pour ne pas s’engager dans cette politique procyclique : l’objectif des 3 % en 2013 doit lui aussi être apprécié en termes de déficit structurel et non de simple déficit constaté.

Or, dans le cas de la France, nous atteindrons ce niveau de déficit en 2013 sans qu’il soit besoin de prendre de nouvelles mesures d’austérité cet automne.

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