Le bilan économique de Mario Monti

  
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Professeur émérite à l'université de Lyon 3, Jacques Fayette juge de manière positive l'action du professore, même s'il est encore trop tôt pour évaluer sur le terrain les bienfaits des réformes engagées.

La crédibilité de l’Italie a été retrouvée avec Mario Monti. Dans le domaine économique, l’indicateur vedette est le spread entre les Bot italiens à dix ans et le Bund.

Comme l’observe Guillaume Delacroix dès la première page de sa biographie consacrée au professore (Le Mystère Mario Monti. Portrait de l’Italie post-Berlusconi, Plon, novembre 2012), « le spread est devenu le sujet de préoccupation numéro un des responsables politiques, économiques et médiatiques ».

On observe une baisse constante du taux, avec quelques accidents, jusqu’au mois de mars 2012 quand il passe en dessous du taux espagnol.

Il remonte au cours du second trimestre 2012, avec un sommet en juillet, à l’époque où Giorgio Squinzi, nouveau président du patronat, s’allie avec Susanna Camusso, secrétaire général de la CGIL, pour attaquer la politique d’austérité d’où l’accusation portée par Mario Monti de nuire au pays en provoquant cette hausse.

 

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