Croissance quasi-nulle pour la France en 2013

  

Selon des informations rapportées par plusieurs médias français, la Commission européenne revoit aussi le déficit à la hausse, à 3,6%, contre les 3% prévus.

Les chiffres devaient être annoncés vendredi 22 février. Des fuites ont cependant été relayées par plusieurs médias français, mercredi 21 février. Selon les analystes de la Commission européenne, l’économie du pays doit stagner en 2013, avec une progression de seulement 0,1%.

Lors de l’élaboration de son budget à l’automne 2012, le gouvernement tablait sur croissance de 0,8%.

Pas de sanctions pour le moment 

Cette révision à la baisse des performances économiques ferait grimper le déficit français pour 2013 à 3,6%, au lieu des 3% promis.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement prépare l’opinion publique à cette annonce. Le 13 février, le Premier ministre a fait savoir que la France ne respecterait pas ses engagements pour 2013. Jean-Marc Ayrault a toutefois précisé que l’objectif d’un déficit public nul pour 2017 restait l’objectif.

Pour le moment, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires ne devrait pas annoncer de sanctions contre Paris. Un nouveau coup de vis fait craindre une détérioration de la situation. Au dernier trimestre 2012, l’économie s'est contractée de 0,6% en Allemagne, et de 0,3% en France.

 

S&P rassurante 

L'état de l'économie française suscite des inquiétudes en Europe. Le membre allemand du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré qu’il était « très important » pour Paris de respecter les 3% cette année.

Selon Jörg Asmussen, la France et l'Allemagne "ont, en tant que noyau de la zone euro, une responsabilité particulière dans la stabilité de la monnaie comme dans l'application du pacte (européen) de croissance et de stabilité".

Pour l’agence de notation Standard & Poor’s, qui a retiré le triple A à la France il y a tout juste un an, la direction générale prise par les déficits est centrale. Elle minimise ainsi la contre-performance française.

« Ce qui compte c'est beaucoup plus la trajectoire que le point précis à un instant précis, qui lui-même est influencé par une conjoncture européenne que les pouvoirs publics ne maitrisent pas », a expliqué le responsable de S&P à Paris Jean-Michel Six sur Europe 1, jeudi 21 février. 

En 2012, le déficit public de la France a atteint 4,5% de son PIB. 

Rubriques: 
Publicité