Madrid barre la route d'Yves Mersch à la BCE

  

Le gouvernement espagnol veut un responsable national pour le poste, laissé vacant depuis le départ de José Manuel González-Páramo au mois de mai.

L'Espagne semble vouloir regagner son influence à la BCE. Le pays s'est en tout cas opposé à la nomination d'Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne (BCE), ont déclaré des responsables de l'Union européenne lundi 5 novembre.

Des membres du Parlement européen et du Conseil européen, ce dernier représentant les Etats membres, ont dit que l'Espagne avait fait obstacle à une tentative d'assurer la nomination par le biais d'une méthode accélérée dite "procédure écrite".

L'Espagne a confirmé avoir bloqué cette procédure, impliquant un nouveau retard dans la nomination d'Yves Mersch. La décision de Madrid est une victoire pour le Parlement européen, qui lui-même avait dit non au Luxembourgeois, en l'absence de toute initiative visant à proposer une candidature féminine.

L'Espagne avait elle aussi un motif pour faire barrage dans la mesure où elle voulait un responsable national pour le poste.

De ce fait, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE devront examiner la question lors de leur sommet des 22 et 23 novembre puis lors de celui de décembre.

Depuis la fin du mandat de l'Espagnol José Manuel González-Páramo en mai, le siège de gouverneur à la BCE est vide. L'Autrichienne Gertrude Tumpel-Gugerell est la dernière femme à avoir occupé une place à la BCE. Elle a été remplacée en 2011 par le Belge Peter Praet. La candidate slovaque avait été jugée trop mauvaise par des députés qui l'avaient auditionnée. 

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