La stratégie présentée, jeudi 19 février, par Angel Gurria et Frederic Jenny, président du Comité du droit et de la politique de la concurrence de l’OCDE en présence du président du FMI, Dominique Strauss Kahn, est double. Il s’agit, d’une part, « d’aligner la réglementation avec les mesures d’incitation dans le secteur financier » et, d’autre part, « d’examiner et de moderniser les politiques nationales et d’améliorer la coordination internationale ».

Cette stratégie repose sur différentes mesures.

Pour une économie « plus forte », l’OCDE préconise :

-          L’amélioration de la réglementation

-          Le renforcement du gouvernement d’entreprise

-          Le fait de favoriser les échanges, l’investissement et la concurrence

-          La mise en place des politiques nécessaires pour une croissance durable

Pour une économie « plus saine », il s’agit :

-          D’œuvrer à plus de transparence et d’intégrité

-          De lutter contre la corruption et le blanchiment de capitaux

-          De combattre la fraude fiscale

-          De s’attaquer au changement climatique

Pour une « économie plus juste », il s’agit enfin :

-          D’augmenter l’emploi et améliorer l’inclusion sociale

-          D’agir pour le développement

-          D’assurer l’éducation et les soins de santé

En réponse à une question sur le plan de relance français et les critiques qu’il suscite de la part de nos partenaires européens, Dominique Strauss Kahn a admis que « chaque dirigent politique a tendance à vouloir protéger son pays de la crise » tout en soulignant « qu’il n’y a pas de réponse nationale à une crise globale » et que « nous avons besoin d’une coopération renforcée par rapport à ce qui existe ».

Concernant les paradis fiscaux, le président du FMI a jugé que « les règles prudentielles ne suffisent pas. […] C’est par des règles fiscales qu’on peut espérer faire quelque chose ».