Les déséquilibres des finances publiques ont été causés par la crise économique
de 2008-2009, qui a creusé un déficit d’activité de 6 % à 10 % par rapport à la
tendance d’avant la crise. Les fortes hausses des déficits et des dettes
n’ont pas provoqué de hausse des taux d’intérêt puisqu’elles n’ont que compensé
l’effondrement de l’endettement privé. 

Aux États-Unis, le taux public à 10 ans a diminué de 4 % en juillet 2008 à 2,5 % en janvier 2009, avant de remonter à 3,5 % au milieu de 2009. En France, le taux à 10 ans a diminué de 4,7 % en juillet 2008 à 3,5 % en 2009. Le taux d’intérêt réel reste inférieur au niveau de la croissance potentielle. Globalement, les marchés ne demandent pas de primes de risque pour détenir les dettes publiques. Ils ne croient pas à un risque d’inflation : la comparaison de la rentabilité des titres non-indexés à celle des titres indexés sur l’inflation montre que l’inflation anticipée actuellement est de l’ordre de 1,8 % pour les 10 prochaines années, aux États-Unis comme dans la zone euro.

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