Le plan de sauvetage a éloigné pour un  temps la perspective du défaut de la Grèce sur le paiement de sa dette. La réaction en chaine qui menaçait d’emporter le Portugal, l’Espagne et l’Irlande a été stoppée pour un temps. Mais le soulagement risque d’être de courte durée. Le FMI et l’UE ont estimé que les coûts d’un défaut partiel et immédiat de la Grèce étaient supérieurs à un report à des temps meilleurs d’une inévitable restructuration de la dette grecque. Parmi les arguments qui ont sans doute pesé il faut compter la fragilité d’un système bancaire européen qui commence à se relever de la crise des subprimes, qui n’a pas fini de purger ses bilans des actifs toxiques et des mauvais risques accumulés et qui va devoir faire face à de  forts besoins en capital pour satisfaire les normes de solvabilité en cours d’élaboration. Dans ce contexte peu rassurant, la banque française se singularise par une exposition exceptionnellement élevée au risque grec.

Pour lire l'analyse dans son intégralité, cliquer ici