Selon une source européenne, la Commission européenne va recommander le 24 février à Bruxelles d’entamer les négociations avec l'Islande, ouvrant ainsi un processus que Reykjavik espère conclure d’ici 2012 par son adhésion.
L'UE s’apprête à commencer les négociations d'adhésion avec l'Islande Réticente à toute idée d’adhésion durant des décennies, l'Islande a finalement déposé sa candidature l’an dernier, frappée de plein fouet par la crise financière.
Le 24 février prochain, la Commission européenne en charge de l’étude de la candidature islandaise rendra un avis favorable qui devrait déboucher sur l’ouverture rapide des négociations d’adhésion avec le pays. L’information a été confiée à Reuters le 16 février par un fonctionnaire européen.
La décision d'entamer les négociations d'adhésion devra ensuite être validée par le collège de 27 commissaires européens, le même jour.
Le pays étant mieux préparé que les autres candidats à l'UE, faisant déjà partie du marché unique ou encore de l’espace Schengen, les discussions d'adhésion pourraient être relativement rapides. Mais ses aspirations risquent d’être en partie compromises par le différend qui l’oppose depuis plusieurs mois aux Pays-Bas et au Royaume-Uni dans le cadre de l’affaire Icesave.
Le Royaume-Uni et les Pays-Bas affirment que l'Islande doit rembourser leurs épargnants, qui ont perdu beaucoup d’argent placé sur des comptes en ligne durant la crise financière.
Des fonctionnaires issus des trois pays doivent commencer à discuter cette semaine, pour tenter de trouver un accord sur la façon dont l'Islande devra rembourser ses dettes. Toutes les concessions seront cruciales pour assurer une avancée rapide des pourparlers d’adhésion.
Le 16 février, le ministre des Finances islandais a déclaré que les discussions se poursuivraient dans les jours suivants.
Outre la question du remboursement, l'Islande devra mener des discussions houleuses concernant l'accès des Etats membres à ses zones de pêche, très riches et véritables moteurs de son économie.
Contexte
L'Islande a transmis sa candidature officielle aux ambassadeurs des pays membres de l’UE le 17 juillet 2009, après que son Parlement a soutenu le projet du gouvernement d'entamer les discussions d'adhésion. Une nouvelle perspective s’est ainsi ouverte pour le pays, qui était jusque-là hostile à tout projet d’adhésion.
Répondant à la pression politique du Royaume-Uni et des Pays-Bas, Reykjavik a fini par accepter de conclure un accord prévoyant le remboursement des deux pays à la suite de l'affaire Icesave.
Plus tôt dans l'année, le président islandais avait rejeté un projet de loi similaire, convoquant un referendum sur cette question. Le 5 janvier dernier, le refus du président Olafur Grimsson de donner force de loi à la proposition Icesave, très impopulaire au sein de la population a plongé le pays dans une crise politique susceptible de compromettre ses chances de rejoindre l'Union européenne .




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