Cet article est traduit de l'anglais par EurActiv Bruxelles, partiellement ou en intégralité (article source).
Les Croates pourraient avoir l'opportunité de voter pour ou contre leur adhésion à l'UE fin janvier, a annoncé hier (14 décembre) le responsable du comité national qui supervise les négociations d'adhésion avec l'Union européenne.
Vesna Pusić a déclaré à la presse qu'elle excluait la possibilité d'organiser un référendum le 7 janvier, la date butoir définie dans la décision parlementaire, ou pendant les vacances de Noël, affirmant que la période n'était pas opportune pour une campagne politique.
Mme Pusić a déjà annoncé que la décision parlementaire serait modifiée, dans la mesure où elle stipule que le référendum doit avoir lieu 30 jours après la signature du traité d'adhésion, celui-ci ayant été signé le 9 décembre dernier. Citée par l'agence croate HINA, elle a affirmé qu'il faudrait plus de temps pour informer les citoyens sur le traité.
Mme Pusić devrait devenir la prochaine ministre des affaires étrangères dans le futur gouvernement de centre-gauche. La coalition Cocorico, menée par l'ancien diplomate socio-démocrate Zoran Milanović, a triomphé aux élections du 4 décembre dernier.
La tenue d'un référendum n'est pas une obligation pour la Croatie, mais Zagreb a fait ce choix. Selon un récent sondage d'opinion, 52 % des Croates seraient en faveur de l'adhésion de leur pays à l'UE.
Le traité d'adhésion devra également être ratifié par les 27 Etats membres de l'UE, bien qu'aucun d'entre eux ne devrait organiser de référendum à ce sujet.
Une solution « pratique » ?
Interrogée sur la possibilité d'abandonner les poursuites pour génocide à l'encontre de la Serbie, Mme Pusić a réaffirmé que ce ne serait pas le cas, à moins que Zagreb et Belgrade ne parviennent à résoudre leurs différends dans le cadre d'un accord.
Les deux pays se poursuivent mutuellement pour génocide à la Cour internationale de justice de La Haye depuis deux ans. Les accusations de génocide formulées par la Serbie concernent l'opération Tempête de 1995, tandis que la Croatie reproche à Belgrade le nettoyage ethnique opéré par Slobodan Milosevic.
Suite aux élections présidentielles croates en 2010, le nouveau président, Ivo Josipović, avait entrevu la possibilité de mettre un terme à la guerre juridique qui oppose les deux pays.
« L'objet de toute cette procédure n'est pas symbolique mais pratique, s'agissant des accusations de pillage, de vol et de crimes de guerre », a déclaré Mme Pusić.
« Si ces trois points peuvent être résolus grâce à un accord entre les deux pays, alors il sera possible d'envisager que les poursuites soient abandonnées des deux côtés. »





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