Énergie & Environnement
Energie : la proposition de loi Brottes est mal partie
La proposition de loi Brottes sur la tarification progressive de l’énergie, élargie en cours de discussion au secteur de l’éolien, semble mal partie. Dernier épisode en date : la démission de son rapporteur au Sénat.
La proposition de loi du député socialiste François Brottes sur la tarification progressive de l’énergie bénéficiait du plein soutien du Gouvernement, comme l’avait annoncé Jean-Marc Ayrault dans son discours de clôture de la Conférence environnementale.
Pourtant, déjà votée dans un climat difficile par l’Assemblée nationale le 4 octobre, l’adoption du texte par le Sénat, où une majorité est plus difficile à trouver, se révèle être un parcours d’obstacles. Les derniers épisodes en date lui seront-ils fatals ?
Adoption au forceps à l’Assemblée
L’objectif était louable : faire payer plus les gros consommateurs d’énergie de manière à les inciter à réduire leur consommation. Mais la mise en œuvre d’une tarification progressive se révèle très complexe, ce qui, lors de la discussion à l’Assemblée, avait poussé l’UMP à qualifier le projet d’ » usine à gaz législative ».
Tandis que le Front de gauche estimait début octobre que le texte mettait « en péril le principe de péréquation tarifaire ». A ces premières critiques sont venues se greffer celles liées à l’introduction d’amendements sans lien avec l’objet initial de la loi, même si ces « cavaliers législatifs », qui visaient à assouplir la réglementation de l’éolien, étaient par ailleurs salués par la plupart des professionnels du secteur.

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