D'après un rapport consultatif adopté par le Parlement, les constructeurs automobiles devraient disposer d'un délai supplémentaire de trois ans pour mettre en œuvre les réductions d'émissions de carbone.
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Parlement européen
Quelles perspectives pour l'industrie automobile européenne ?Commission européenne - DG Environnement
Réduction des émissions de CO2 pour les véhicules
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EurActiv.com
Le Parlement appelle à limiter les réductions de CO2EurActiv.com
Parliament urges restraint on car CO2 cutsEurActiv.com
Parlament fordert Beschränkung von CO2-Senkungen
En bref:
Les réductions des émissions de CO2 émises par les véhicules passeront uniquement par l’amélioration des technologies utilisées lors de la production, selon un rapport adopté au Parlement européen le 15 janvier. Cette approche demandera néanmoins d’avantage de temps, explique le rapport du député allemand, Jorgo Chatzimarkakis (PPE-DE).
Dans la mesure où il faut généralement cinq à sept ans pour développer de nouveaux modèles, les eurodéputés ont estimé que les constructeurs automobiles devraient avoir la possibilité d’atteindre une contribution moyenne de 125 grammes de CO2 par kilomètre parcouru d’ici 2015. La Commission avait proposé un objectif de 130 grammes par kilomètre d’ici 2012 grâce à la technologie automobile, une réduction supplémentaire de 10g/km étant supposée provenir d’améliorations dans d’autres domaines, notamment les pneumatiques, les carburants et la conduite écologique.
Le rapport du Parlement fait également valoir l’argument des constructeurs automobiles selon lequel le rythme lent des réductions des émissions de CO2 au cours des dix dernières années est en partie dû à une augmentation du poids des véhicules, elle-même causée par les nouvelles normes strictes fixées au niveau européen en matière de sécurité. Les parlementaires européens suggèrent donc que la Commission élabore un système qui permettrait aux automobiles de produire des émissions de CO2 supplémentaires si elles sont justifiées par des mesures contraignantes de sécurité.
Ils soulignent également que la législation devrait intégrer ces mesures pour augmenter le financement des Etats membres versé en faveur de la recherche et développement dans le secteur automobile.
Même si le rapport de M. Chatzimarkakis n’a pas de valeur juridique, les eurodéputés devront se prononcer dans l’année sur les mesures concrètes à adopter pour réduire le CO2 produit par les véhicules affectés au transport de personnes, présentées en décembre dernier par le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas.
Ces précautions destinées à ne pas nuire à l’industrie automobile en Europe pourraient notamment satisfaire l’Allemagne, où l’opposition aux projets européens dans ce domaine est grande. La Chancelière allemande Angela Merkel a récemment rejeté le projet de loi en déclarant qu’il s’agissait d’une politique industrielle élaborée aux dépends de l’Allemagne.
En outre, dans ce qui semble être un signe de refus des objectifs, le commissaire européen à l’Industrie, l’allemand Günter Verheugen, n’a pas assisté à la présentation formelle du projet de législation en décembre dernier. En s’adressant au Parlement, le 14 janvier dernier, il a déclaré que toutes les industries devraient devenir aussi écologiques que le permet la technologie, mais sans nuire à la compétitivité de l’Allemagne au niveau international. Il a ajouté qu’une réglementation trop sévère pourrait conduire à la fuite de l’industrie vers des régions où les règles en matière d’environnement sont moins strictes.
De leur côté les eurodéputés verts ont été outrés par l’assouplissement des objectifs environnementaux pour le secteur automobile. Ils affirment que cette approche est en contradiction avec les tentatives du Parlement pour se positionner comme leader dans la lutte contre le changement climatique.



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