Les ministres européens des Affaires étrangères ont donné leur feu vert pour négocier un nouvel accord avec la Russie. Si les discussions entre les Etats membres ont été longues et difficiles, les futures négociations avec Moscou s’annoncent également délicates en raison de l’importance des enjeux concernés.

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Présidence slovène de l'UE
Le Conseil de l’UE a confirmé le mandat pour les négociations sur un nouvel accord-cadre avec la Fédération de RussieConseil de l'Union européenne
Council approves negotiating directives for a new agreementEurActiv.com
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Agence France Presse
Négociations UE-RussieLes Echos
Négociations UE-Russie
Les ministres des affaires étrangères de l’UE, réunis en Conseil lundi 26 mai, ont approuvé sans débat les directives de négociation pour un nouvel accord UE-Russie. Ils sont ainsi parvenus à surmonter l’impasse des 18 derniers mois, provoquée par les oppositions successives de la Pologne et de la Lituanie.
Les vetos de Varsovie et Vilnius
Les relations entre l’UE et la Russie sont actuellement régies par un accord de partenariat et de coopération signé en 1997 et destiné à être remplacé, après une période de 10 ans, par un nouveau cadre juridique.
Mais la question a été bloquée à plusieurs reprises, notamment par la Pologne. Celle-ci s’est opposée aux négociations pour protester contre l’interdiction instaurée par la Russie d’importer de la viande et des légumes polonais.
À peine la Russie avait-elle levé son embargo sur la Pologne que la Lituanie a annoncé qu’elle bloquerait l’ouverture des négociations. Une manière pour Vilnius de réagir à l’attitude de la Russie vis-à-vis des «conflits gelés » en Géorgie et en Moldavie, ainsi qu’à la décision de Moscou de fermer un gazoduc alimentant la seule raffinerie de pétrole dans ce pays balte.
La semaine dernière, le gouvernement lituanien a cependant annoncé la levée de son veto. Après de longues négociations, le ministre slovène des affaires étrangères, qui préside le Conseil affaires extérieures, a en effet garanti à la Lituanie que ses préoccupations seraient entendues et prises en compte.
Si le mandat de négociation avec la Russie n’a donc pas été remis en cause, le texte contient en annexe une déclaration unilatérale de la Lituanie, dans laquelle le pays revient sur sa volonté de faire entendre sa voix et ses réserves concernant ses relations avec la Russie.
Alors que le nouveau cadre de négociations a été approuvé sans discussion, les diplomates européens ont fait preuve de prudence et ont signalé que l’accord n’était pas encore signé. Allusion aux nombreuses déconvenues rencontrées ces dernières années lors des négociations.
L’ambassadeur russe auprès de l’UE, Vladimir Chizhov, semble partager ces réserves. D’après l’agence de presse russe RIA Novosti, ce dernier aurait déclaré, avant la réunion du Conseil, qu’il était certain que le mandat serait approuvé, mais que l’incertitude planerait jusqu’à la fin des négociations. À cette occasion, il aurait précisé que son pays attendait une notification officielle de ses partenaires européens stipulant que le mandat avait été approuvé et que ceux-ci se tenaient prêts à entamer les négociations.
Des négociations qui s’annoncent difficiles
Dans un entretien avec le Moscow Times le 23 mai, le responsable de la délégation européenne auprès de la Russie, Marc Franco, a estimé que des moments difficiles restaient encore à venir. Selon lui, les négociations pourraient s’avérer encore plus délicates que le débat sur le mandat. Il a ajouté qu’il s’attendait à ce que celles-ci puissent durer plus d’un, au vu de la complexité des enjeux.
Les relations énergétiques seront au cœur des attentions et des préoccupations lors des négociations. L’UE craint les conflits liés au gaz entre la Russie et les pays voisins comme l’Ukraine, par lesquels transitent les approvisionnements vers les 27 pays de l’Union.
Ainsi, depuis la crise de l’approvisionnement gazier, qui avait opposé Moscou et Kiev en janvier 2006, Bruxelles a cherché à diversifier les approvisionnements en énergie afin de limiter sa dépendance vis à vis de la Russie, qui est aujourd’hui à l’origine de 25% de la fourniture en gaz de l’UE.



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