Les chefs d’Etat présents à la réunion du G8 le 8 juillet ont approuvé l’objectif de réduction de 50% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Aucun objectif contraignant n’a cependant été mis en place.
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G8 backs 50% CO2 cut by 2050Agence France Presse
G8
Les dirigeants présents lors du Sommet du G8 ont indiqué qu’ils soutenaient les conclusions des négociations internationales sur le climat selon lesquelles les pays s’engagent à diminuer de 50% d’ici à 2050 leurs émissions de gaz à effet de serre.
«Nous partageons avec toutes les parties membres de la convention des nations unies sur le changement climatique l’ambition de diminuer d’au moins 50% nos réductions globales de gaz à effet de serre d’ici 2050», indique le communiqué de presse du G8 publié le 8 juillet.
De son côté le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a salué cette décision comme une «nouvelle vision partagée des grandes puissances économiques sur le changement climatique». «Les objectifs que s’est fixé l’UE ont permis la réussite de ce Sommet», a-t-il ajouté. (Lire le dossier d’EurActiv.fr)
Avant la réunion, le président de la Commission avait espéré que les dirigeants du G8 parviendraient à se mettre d’accord sur des objectifs ambitieux et significatifs à moyen et long termes afin de réduire les gaz à effet de serre. José Manuel Barroso a rappelé qu’il s’agissait d’ouvrir la voie à un accord dans la perspective des négociations internationales sous l’égide de l’ONU, qui auront lieu à Copenhague en décembre 2009.
Aucune contrainte
Mais si le communiqué précise que l’objectif des 50% va requérir des objectifs à moyen terme et des plans nationaux, aucun détail sur la mise en œuvre n’a été apporté. Le texte mentionne également à plusieurs reprises l’importance d’instaurer des responsabilités différenciées entre les pays développés et émergents afin d’atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre.
Ces formulations floues reflètent les difficultés des négociations entre les Etats-Unis d’un côté et les pays émergents comme la Chine et l’Inde de l’autre. Ces derniers estiment qu’ils n’ont pas à supporter le même fardeau que les pays développés. Mais les Etats-Unis sont peu disposés à accepter un compromis quel qu’il soit si les contraintes imposés à la Chine et l’Inde sont différentes des leurs.
Dans une déclaration sur l’économie mondiale, les dirigeants du G8 ont indiqué «rester positifs sur la résistance à long terme de nos économies et la future croissance économique au niveau mondial». Ils ont toutefois reconnu que la hausse des prix du carburant et des produits alimentaires était «un sérieux défi» et ont demandé des «mesures adéquates», dont la mise en œuvre des recommandations faites par le Forum de stabilité financière en avril dernier.
Comme dans le domaine de la lutte contre le changement climatique, l’Europe «doit être en première ligne et montrer l’exemple» pour définir une réglementation efficace des marchés financiers, a déclaré le commissaire européen en charge du marché intérieur, Charlie McCreevy, le 7 juillet.
Positions
«Au premier abord, on pourrait croire que cette déclaration constitue un pas en avant, mais à y regarder de plus près, il n’en est rien. La déclaration commune des pays du G 8 réunis à Toyako, au Japon, est tout simplement affligeante, et l’objectif à long terme avancé par les pays du G 8 est vide de sens», déplore de son côté Karine Gavand, responsable de la campagne Climat à Greenpeace France.
De son côté, le WWF dénonce un «échec» du sommet et déplore que les pays du G8 n’aient pas précisé de quelle année de référence ils allaient se servir dans leurs calculs. «Non seulement ce chiffre est insuffisant pour éviter les pires impacts du réchauffement climatique, poursuit le WWF, mais ce n’est de plus qu’une version à peine améliorée de ce que le G8 déclarait il y a un an.»




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