Dans une déclaration commune, les deux leaders affirment leur soutien aux objectifs européens de réduction des émissions de CO2 des nouveaux véhicules de leur niveau actuel, 160g/km, à un niveau moyen, 120g/km, d’ici 2012. (EurActiv.fr 21/12/07)

Restant vagues sur les détails, la chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Nicolas Sarkozy se sont néanmoins mis d’accord sur le fait que les objectifs seraient basés sur le poids des véhicules, ainsi que l’avait envisagé la Commission. Cela permettra aux véhicules les plus polluants, tels que les modèles de luxe produits par les constructeurs allemands, d’émettre plus de CO2, à condition que ces mêmes constructeurs équilibrent leur production avec des véhicules plus petits et moins polluants.

Les deux dirigeants sont allés un peu plus loin en soutenant « une progressivité substantielle dans la mise en œuvre du dispositif, allant au-delà de la proposition de la Commission […] en prenant en considération les capacités technologiques de l’industrie automobile ».

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont aussi plaidé pour plus de flexibilité concernant les pénalités. D’après la déclaration commune, celles-ci « devraient être adaptées pour les petits écarts des constructeurs par rapport à leur cible».
De même, ils ont plaidé pour que les constructeurs puissent bénéficier de délais supplémentaires quand ils essayent d’intégrer des technologies plus propres. «La directive devrait permettre aux constructeurs de recevoir un crédit, dans une certaine  limite (de 6 à 8 grammes), pour l’utilisation de ces éco-innovation», précise le texte.

Cette déclaration commune représente une concession majeure de la part de la France, qui tend à produire des voitures plus petites et moins polluantes dont certaines atteignent déjà les objectifs de 2012. « Je comprends parfaitement les intérêts de nos amis Allemands et l'aspect presque identitaire de la construction automobile de haute qualité en Allemagne », a reconnu Nicolas Sarkozy. (EurActiv.fr 06/03/08)

Angela Merkel a salué cet accord comme une « avancée importante » démontrant que l’Allemagne et la France peuvent travailler ensemble pour résoudre leurs divergences majeures et ainsi permettre un accord au niveau européen.  

Au cours de la rencontre, Nicolas Sarkozy à tenté de rallier son homologue allemande à l'idée d'une baisse des taxes européennes sur les carburants, question qui sera débattue au prochain Conseil européen des 19 et 20 juin. «Je pense que les conditions sont très différentes dans chaque pays », s’est contentée de répondre Angela Merkel. (EurActiv.fr 10/06/08)

Le Président français a aussi appelé à une coopération franco-allemande sur le nucléaire de nouvelle génération, ce à quoi la chancelière allemande a répondu avec précaution pour ne pas heurter les sociaux-démocrates, hostiles au nucléaire et membres de sa coalition.

Enfin, sur la question du référendum irlandais, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il « y aurait une initiative franco-allemande » quelle que soit l’issue du vote de jeudi prochain. « Quoi qu’il se passe, la réaction sera franco-allemande », car l'éventualité d'un refus irlandais, n’est pas seulement un problème pour la présidence française, « c'est un problème pour l'Europe », a-t-il déclaré.  (EurActiv.fr 17/04/08)