Russes et Européens n’ont pas réussi à faire taire leurs divergences lors de leur rencontre du 18 mai dernier. Après avoir vivement critiqué la solidarité de l’UE notamment envers la Pologne, le président russe a cependant fait un volte face en indiquant hier qu’il souhaitait intensifier le dialogue avec l’UE, notamment sur l’embargo mis en place par Moscou, en 2005, sur la viande polonaise.
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Commission européenne
relations UE TurquiePrésidence allemande de l’UE
communiqué de presse 18 mai
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Libération
Le sommet Russie-Europe en terrain minéLe Monde
A Samara, la Russie divise l'Union européenneLe Figaro
Répression aux portes du Sommet euro russeFrance 24
Poutine veut intensifier le dialogue avec l'UE
En bref:
57% des exportations russes à destination de l’UE et plus de 76% des investissements étrangers en Russie proviennent d’Europe. La coopération entre ces deux entités est donc d’une importance capitale. Les deux sommets qui ont lieu tous les ans entre l’UE et la Russie ont pour but de donner une “orientation stratégique” à la coopération entre les deux parties. Trois dossiers figuraient au programme de la rencontre du 18 mai :
- la création d’une zone de libre échange entre les deux entités
- l’assouplissement du régime des visas
- la signature d’un pacte énergétique visant à garantir les approvisionnements de gaz en Europe, 24% du gaz de l’UE transitent par la Russie.
L’embargo russe sur les importations de viande polonaise, le conflit sur l’approvisionnement pétrolier de la Lituanie et la querelle actuelle avec l’Estonie sur le déplacement d’une statue datant de l’ère soviétique ont entraîné l’échec des négociations. Invoquant un problème d’hygiène, la Russie a mis en place, depuis novembre 2005, un embargo sur les importations de viande polonaise. Soutenue par la Lituanie, la Pologne a donc répliqué en bloquant, depuis lors, les négociations entre l’UE et la Russie sur un accord comportant un important volet énergétique. « Les difficultés d’un Etat membre sont les difficultés de l’ensemble de la communauté » a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le 18 mai, justifiant ainsi le renoncement de l’UE à un accord avec Moscou. Les négociations entre l’Allemagne et la Russie sur la construction d’un gazoduc dans la mer Baltique ne sont pas totalement étrangères à la crise qui oppose Moscou à l’Union européenne. La décision de contourner la Pologne a envenimé les relations entre Berlin et Varsovie. Faute d’accord, le texte signé en 1997 régissant les échanges entre l’UE et la Russie a donc été reconduit.
Après avoir violemment mis en cause l’attitude de l’Europe lors du Sommet, Vladimir Poutine a changé de stratégie en demandant, le 21 mai, à son ministre de l’Agriculture de « trouver des solutions » et « d’intensifier le dialogue avec l’UE » pour résoudre la crise avec la Pologne.
La Commission européenne a déclaré hier qu’elle souhaitait proposer à la Russie d’engager des pourparlers sur les restrictions russes frappant la viande et les légumes polonais. Un échange de lettre entre Moscou et la Commission européenne à la fin du mois d’avril n’avait pas permi d’approche concertée sur ce problème.
« Le seul moyen de parvenir à un accord formel sur l’énergie, ratifié par la Russie, est de négocier un nouveau document-cadre dans le contexte du nouvel Accord de partenariat et de coopération » a de son côté affirmé la commission du Commerce international du Parlement européen dans un rapport adopté lundi 21 mai.
Les questions des droits de l’Homme et de la Tchétchénie ont également freiné aux négociations entre la Russie et l’UE.
Enfin, la Russie a déclaré qu’elle mettrait son veto, lors de la prochaine résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, sur l’indépendance du Kosovo. Selon Moscou, l’avenir de la province doit être tranché par la Serbie elle-même




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