Plus de 150 chefs d'Etat et représentants nationaux se sont réunis au siège des Nations Unies à New York pour discuter du changement climatique. Au cours de cette rencontre, le président français a plaidé en faveur du développement de l’énergie nucléaire afin de lutter contre le dérèglement du climat.
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« Le temps du doute est passé », a déclaré le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en inaugurant la réunion sur le climat lundi 24 septembre. Il a également appelé à prendre des mesures urgentes et a averti que l’inaction se révélerait être « l’erreur la plus lourde à long terme ».
L’ONU et l’UE tentent de créer un élan et de susciter un consensus international pour la préparation d’une conférence majeure des Nations Unies sur le changement climatique à Bali, prévue au mois de décembre. L’objectif de cette conférence, à laquelle assisteront les délégués nationaux de niveau ministériel, sera de jeter les bases d’un accord international visant à réduire les émissions de CO2 après l’expiration du protocole de Kyoto en 2012.
Dans son discours, le président de la Commission, José Manuel Barroso, a expressément demandé aux autres nations d’accorder un mandat clair à leurs négociateurs à Bali pour qu’ils puissent orienter les discussions vers la conclusion d’un accord mondial et complet pour l’après 2012.
L’obstacle majeur vient des Etats-Unis. En 1997, les Américains n’ont pas ratifié le protocole et sont restés depuis fermement opposés à tout accord mondial destiné à réduire les émissions de CO2. Ces derniers préfèrent investir dans l’innovation des technologies à faible teneur en carbone et dans les stratégies individuelles de réduction des émissions au niveau national. Ils sont soutenus par le Canada et l’Australie.
Washington tentera de rassembler les partisans de son approche lors d’une rencontre séparée réunissant 16 pays développés, ainsi que la Chine, l’Inde et le Brésil, les 27 et 28 septembre au Capitole.
L’opposition américaine pourrait ne pas être l’unique facteur compromettant les négociations de Bali. Les pays en développement ont également fait part de leur scepticisme, déclarant qu’en l’absence de mesures incitatives et de soutien financier des pays développés, il ne faudrait pas attendre beaucoup de progrès de la part des pays les plus pauvres.
Nombre d’entre eux considèrent en effet qu’ils n’ont pas à « payer » pour la pollution historique de l’Occident. Le ministre indien des Finances, Palaniappan Chidambaram, a déclaré, au cours des négociations, que les pays en développement supportaient une part démesurée du fardeau du changement climatique, pourtant dû aux importantes émissions des pays développés.
Cette réunion intervient après un été marqué par une fonte massive et sans précèdent de la couche de glace de l’Arctique et du Groënland, qui a alimenté les craintes selon lesquelles le climat de la Terre changerait plus rapidement que prévu (EurActiv 17/09/07).
Lors d’un discours prononcé à la tribune, Nicolas Sarkozy a plaidé en faveur du développement de l’énergie nucléaire afin de lutter contre le changement climatique. « Le défi climatique n’est pas hors de portée. Mais nous devons faire preuve de volontarisme. Une réduction de 50% des émissions d’ici à 2050 est essentielle pour repousser la menace du point de non-retour. Les Nations Unies sont le seul cadre efficace et légitime pour se fixer de nouveaux objectifs de réduction », a indiqué le chef de l’Etat français.
Nicolas Sarkozy a enfin déclaré que le nucléaire civil constituait l’un des moyens de lutter contre le changement climatique et que « la France était prête à aider tout pays » qui souhaitait se doter de cette technologie.



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