Le 7 juillet, le Conseil des ministres européens a donné son aval à une liste de 47 projets de construction d’interconnexions de gaz et d’électricité.

3,98 milliards d’euros de fonds européens que les ministres européens de l'environnement seront consacrés au financement de ces projets. Cette somme s’inscrit dans le cadre d’un large plan de relance économique.

Le programme adopté inclut tous les amendements proposés par le Parlement européen, après des mois de tergiversations entre les deux co-législateurs européen sur les priorités du projet.

L’Exécutif européen avait plaidé pour l’adoption rapide du programme afin de donner à l’Europe une longueur d’avance dans la course à la croissance verte.
Mais son adoption a traîné en longueur pendant des mois, les Etats membres se querellant sur l’importance des sommes à attribuer (EurActiv.com 04/02/09). De nombreux gouvernements ont aussi envisagé d’affecter leur argent aux budgets nationaux au lieu de le dépenser au niveau européen. 

Un accord sur la liste de projets a été finalement scellé au sommet européen de mars (EurActiv.com 20/03/09). Les institutions de l’UE ont convenu d’un financement en avril, optant pour une augmentation du budget pour les mesures agricoles et environnementales, et pour recourir aux marges restantes des budgets 2009 et 2010 (EurActiv.com 05/05/09).

Le principal sujet de discorde avec le Parlement était le manque d’argent pour la stimulation des énergies renouvelables et leur efficacité, ainsi que le fait de retirer les « villes intelligentes » de la liste. Pour parvenir à un accord, les Etats membres ont permis aux eurodéputés d’insérer une disposition selon laquelle l’argent non dépensé peut être utilisé pour améliorer l’efficacité énergétique, et financer des projets sur les énergies renouvelables, au cas où la Commission indiquerait, en mars 2010, que les plans prioritaires n’ont pas été mis en oeuvre. (EurActiv.com 07/05/09)

La liste finale de 47 projets inclut :

  

  • 18 projets d’infrastructures de gaz pour une valeur de 1 440 millions d’euros ;
  • 9 projets d’infrastructures électriques pour 910 millions d’euros ;
  • 2 projets à Malte et à Chypre intégrés à un plan d'insvestissement européen pour l'énergie et le développement du réseau Internet, 15 millions d’euros ;
  • 5 projets d’énergie éolienne en mer pour 565 millions d’euros ;
  • 13 projets de captage et de stockage de carbone pour 1 050 millions d’euros.

  

La plupart de cet argent est dédiée à la construction d’interconnexions pour aider à éviter la récurrence des crises gazières, à l'instar de celle qui a opposé la Russie à l’Ukraine en janvier 2009, et qui avait entraîné une pénurie en Europe de l’est. Au grand dam des écologistes et de l’industrie des énergies renouvelables, l’accent va également être mis sur des projets de démonstration de capture et de stockage de carbone.

Afin que les objectifs du plan de relance soient assurés, tous les crédits attribués à ces projets devront être engagés avant la fin de l’année 2010. Si des fonds subsistent, la Commission proposera qu’ils soient consacrés au développement des énergies renouvelables et des technologies vertes.