En Bref :                                                                                                              

En mars 2007, les dirigeants européens se sont engagés à respecter un objectif européen consistant à produire 20 % de l’énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2020, laissant présager un débat houleux sur la méthode de répartition entre les Etats membres. 

Des Etats sous pression

8,5 % de la consommation énergétique européenne provient actuellement des énergies renouvelables, ce qui implique que cette part devra augmenter de 11,5 points sur les 12 prochaines années pour atteindre l’objectif de 20 %.

Le 22 novembre, Tom Howes, un fonctionnaire à la direction générale Energie et Transports de la Commission (DG TREN), a déclaré que le produit intérieur brut (PIB) pourrait servir d’indicateur pour déterminer l’augmentation nécessaire de la part de chaque Etat membre.

Le système fonctionnerait en deux étapes. Tout d’abord, chaque Etat membre – quel que soit son PIB – devrait augmenter l’utilisation d’énergies renouvelables de 5,75 points. Ensuite, les 5,75 points restant seraient adaptés en fonction du PIB, les Etats membres les plus riches se voyant attribuer un pourcentage plus élevé que les plus pauvres, d’après M. Howes.

Malgré le potentiel de flexibilité, il a cependant ajouté, d’après Reuters, que tous les Etats membres devront contribuer de façon considérable à l’objectif.

Echanges de crédits

Les Etats membres ayant un faible potentiel en énergie éolienne, solaire, hydrogène, ainsi que dans d’autres formes de production d’énergie comme les carburants non fossiles, pourraient également être autorisés à acheter des crédits d’énergies renouvelables certifiés à d’autres Etats membres ayant un meilleur rendement de ces énergies, selon M. Howes.

Un mécanisme concernant les échanges de certificats pour les énergies renouvelables apparaît déjà dans la législation en vigueur, mais la Commission a déclaré qu’elle pourrait étendre le système de manière à ce qu’il soit intégré aux propositions législatives attendues le 23 janvier 2008.

Le secteur de l’énergie renouvelable affirme qu’une possibilité d’échange dissuadera les investisseurs, dans la mesure où les Etats membres ayant un faible potentiel en la matière ou dont les marchés sont sous-développés, achèteront tout simplement leurs crédits à l’étranger.

Mais bon nombre d’Etats membres européens, notamment les petits pays comme le Luxembourg, affirment être incapables d’atteindre les objectifs sans possibilité d’échange. L’UE dans son ensemble continue à souffrir du sous-investissement dans les énergies renouvelables et d’autres technologies à faible teneur en carbone. (Lire EurActiv 23/11/07)