EN BREF:

Alors que les doutes sur une réussite du sommet de Copenhague sont de plus en plus forts, Nicolas Sarkozy est revenu, dans un entretien accordé à Canal+ mercredi 16 décembre, sur les enjeux de cette négociation internationale sur le climat. «Si on veut bousculer les forces de la conservation, il faut qu’il y ait un leadership pour le mouvement», a estimé Nicolas Sarkozy. Un leadership «clairement assumé par l’Europe, suivie par la France et le Royaume-Uni», a ajouté le chef de l’Etat.

Selon lui, quatre conditions doivent être remplies pour que la conférence de Copenhague puisse être considérée comme un «succès»: un accord sur une limitation de la hausse des températures à 2 degrés, la baisse des émissions de 50% à l’horizon 2050, la mise en place de financements innovants et la création d’une organisation mondiale de l’environnement. Ce dernier critère correspond à une proposition que la France porte depuis plusieurs mois. 

Les lignes rouges réaffirmées par Nicolas Sarkozy sont loin d’être ambitieuses. Les engagements à 2050 n’obligeant pas les Etats à se positionner dès aujourd’hui sur ces questions. Cette position française va dans le sens des Etats-Unis qui refusent de prendre des mesures concrètes à l’horizon 2020. 

«Je n’envisage pas un échec. Il serait catastrophique dans la mesure où il se passera beaucoup de temps avant que 110 chefs d’Etat se retrouvent dans la même capitale sur le même sujet.» Le président de la République se rend dans la capitale danoise jeudi 17 et vendredi 18 décembre.

Quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy avait réuni, au cours d’un déjeuner de travail, des chefs d’Etat africains du bassin du Congo, pour tenter de conclure une forme d’alliance entre l’Europe et l’Afrique, en vue de Copenhague. 

Mardi 15 décembre, le président français avait eu une conférence téléphonique avec le président américain Barack Obama, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le premier ministre britannique, Gordon Brown.