Le ministre suédois à l’Energie et aux entreprises, Maud Olofsson et le ministre norvégien du pétrole et de l’Energie, Terje Riis-Johansen ont conclu un accord à Stockholm pour ressusciter un vieux plan visant à mettre en place un certificat d’électricité verte pour le nord.

L’idée avait été ressortie en 2006 quand la Norvège avait rejeté le schéma évoquant les coûts élevés pour les consommateurs et l’industrie. A la place, le pays avait assuré la promotion des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique par le biais de son fonds publics pour l’énergie.

La Suède, en revanche, a poursuivi la mise en place de son marché de certificats verts introduit en 2003. Le plan mis en place vise à promouvoir les énergies vertes en offrant aux producteurs d’électricité d’origine renouvelable un certificat vert pour chaque mégawattheure d’électricité produite. Les industriels peuvent dès lors vendre leurs certificats, ce qui leur fournit des revenus supplémentaires. 

Le nouveau projet ne devrait pas faire de distinction entre les différentes technologies de renouvelables, ont souligné les ministres. Il devrait en outre être compatible avec le modèle suédois.

Le gouvernement suédois a annoncé plus tôt dans l’année que les objectifs en matière de production d’énergie renouvelable au moyen de certificats d’électricité verte devrait croître de 25 terrawattheures d’ici 2020. La Norvège a adopté une position visant à permettre de combiner les ambitions suédoises de promotion des renouvelables avec le lancement d’un marché commun aux deux Etats.

« Nous avons une responsabilité commune pour le climat et le développement des énergies renouvelables. Un système commun de certificats d’électricité est une étape supplémentaire dans la bonne direction », a indiqué Mme Olofsson.

En plus de renforcer la coopération pour lutter contre le changement climatique, cet engagement devrait aider les deux pays à améliorer le sécurité de leurs approvisionnements énergétiques.

Les ministres ont reconnu que des investissements importants dans les renouvelables nécessiteraient une extension importante des réseaux nordiques. Mme Olofsson a indiqué que l’une des parties évidentes du projet reviendrait à mettre en place les interconnexions prévues dans le cadre de la coopération nordique. 

La Suède a décidé d’accélérer les interconnexions dans le domaine du gaz et de l’électricité dans la région. Elle prévoit d’utiliser ses six mois de présidence de l’UE pour mettre en place le marché balte de l’énergie, qui inclut bon nombre de projets d’infrastructure énergétique entre les pays du nord de l’Europe.