Le prochain tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) a été accepté par le gouvernement, a annoncé le vice-président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), Maurice Méda. Il s’exprimait lors d’un colloque organisé le 16 juin par le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC) (EurActiv.fr, 17/06/2009).

Ce tarif, fixé sur proposition de la CRE par le gouvernement détermine le coût d’acheminement de l’électricité, et correspond aux dépenses de construction, d’exploitation, de gestion et d’entretien des réseaux.

Les ministres de l’Ecologie et des Finances n’ayant pas réagi dans un délai de deux mois à la proposition de la Commission de régulation de l’énergie, le Turpe est considéré comme adopté par le gouvernement, a expliqué Maurice Méda. «Nous avons tenu compte du scénario le plus ambitieux proposé par EDF», a dit le vice-président de la CRE. «La part du tarif d’acheminement [de l’électricité] s’élèvera à 46%», a-t-il ajouté, sans toutefois préciser dans quelle mesure ce nouveau Turpe pèserait sur la facture de l’usager.

Le gouvernement et les opérateurs sont en effet libres de tenir compte de ce tarif et de le répercuter sur les nouveaux prix de l’électricité, qui entrent traditionnellement en vigueur le 15 août. Troisième du nom («Turpe 3»), il devrait rester en place jusqu’à 2012.

Le Turpe est l’un des trois éléments qui figurent sur les factures d’électricité des Français, en plus de la consommation. Il faut en effet y ajouter la Contribution au service public de l’électricité (CESPE) et les taxes locales.