EN BREF:

25% en 2020, 30% en 2030. Le président de la Commission a proposé aux chefs d’Etat et de gouvernement de l'UE, attendus à Copenhague les 17 et 18 décembre, “d’avoir une certaine modulation dans notre offre à savoir la possibilité de construire des passerelles au-delà de 2020”. 

L’UE pourrait donc proposer une réduction de 25% de ses émissions en 2020 et 30% en 2030. Le paquet énergie-climat, adopté en décembre 2008 par les chefs d’Etat et de gouvernement, prévoit la possibilité pour l’UE de passer à 30% de réduction d’émission de CO2 en 2020 en cas d’accord international. En clair, si les pays développés et les pays en développement font des efforts conséquents de leur côté, l’Europe pourrait aller au-delà de ce qu’elle s’est fixée de prime abord.

Mais les négociations internationales sous l’égide de l’ONU, qui se déroulent actuellement à Copenhague, ne sont pas en passe d’aboutir à un accord ambitieux qui permettrait à l’UE de passer de 20 à 30% de réduction d’émission de CO2, selon les critères qu’elle s’était fixé. 

C'est pourquoi l'idée d'une modulation fait son chemin. Un diplomate suédois évoquait déjà cette possibilité en marge du Conseil européen des 10 et 11 décembre. Le renoncement aux 30% avant Copenhague est vivement critiqué par les ONG européennes de protection de l'environnement selon lesquelles l’Europe doit se montrer précurseur dans la lutte contre la changement climatique. Le président de la commission Environnement du PE, Jo Leinen (S&D) a également plaidé, mercredi 16 décembre, pour le maintien des objectifs de l'UE à 30% de réduction d'émission de CO2 dès 2020. 

A noter que les pays d’Europe centrale et orientale, dont certaines des économies, notamment celle de la Pologne, sont très dépendantes du charbon, sont opposés à l’idée de passer de 20 à 30%.