L’Azerbaïdjan achètera 50% des parts de Nabucco

  

Le consortium azéri gérant le gisement de gaz Shah Deniz II pourrait posséder 50 % des parts du gazoduc Nabucco d’ici janvier, ce qui améliorerait les perspectives de Nabucco, en concurrence avec des projets destinés à acheminer du gaz azéri en mer vers l’Europe.

Bulgarian Energy Holding (BEH), l'actionnaire de Nabucco, a indiqué jeudi (20 décembre) que les négociations étaient à un stade avancé et qu'il espérait qu'un accord serait conclu le 10 janvier lors de la réunion des actionnaires à Sofia.

« Nous négocions pratiquement tous les jours. Nous nous attendons à ce que [le consortium qui gère le gisement de gaz] Shah Deniz acquière 50 % des parts du consortium Nabucco », a indiqué Mikhail Andonov, le dirigeant de BEH, à des journalistes.

Le consortium qui gère le gisement de gaz Shah Deniz II a déjà signé un accord de financements avec le concurrent de Nabucco, le gazoduc transadriatique (TAP) qui acheminera du gaz vers l'Italie.

Ce consortium a indiqué que Nabucco devrait céder une prise de participation importante dans le projet afin de rester dans la course.

« Il y a deux demi-finales pour le gaz azéri. Un tel accord stimulera fortement les perspectives de Nabucco », a ajouté M. Andonov.

Un porte-parole de Nabucco a refusé de commenter ces propos.

Nabucco revu à la baisse

Le projet de gazoduc Nabucco devait initialement transporter une capacité annuelle de 32 milliards de mètres cubes par an (mmc/an) de gaz provenant de l'Azerbaïdjan et d'autre pays d'Asie centrale en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe vers l'Autriche.

Les coûts élevés et le manque de fournisseurs de gaz, outre le consortium qui gère le gisement Shah Deniz II, ont toutefois mené à la révision à la baisse du projet.

Le nouveau projet Nabucco-Ouest devrait acheminer 16 mmc de gaz de la frontière turque vers l'Autriche, sans transiter par la Turquie via le gazoduc turco azéri TANAP.

L'Union européenne soutient la fourniture de gaz azéri dans sa région, qui devrait commencer en 2018 indépendamment du gazoduc choisi, afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de gaz russe.

M. Andonov a déclaré qu'une participation à 50 % était en cours de négociation avec les membres du consortium qui gèrent le gisement Shah-Deniz (BP, Statoil, l'entreprise publique SOCAR et Total). Cette participation ne leur accorderait toutefois aucun contrôle sur Nabucco, car les décisions nécessitent une majorité des deux tiers.

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