Biocarburants : la nouvelle génération [FR]

-A +A

L'éthanol et le biodiesel sont de plus en plus critiqués : ils entraînent la hausse des prix alimentaires et sont une menace à la biodiversité. L'UE s'est donc engagée à utiliser les biocarburants de « seconde génération » comme alternative propre pour les transports, mais beaucoup de défis restent encore à relever avant qu'ils n’arrivent jusqu'à nos voitures.

Onglets horizontaux

Vue d'ensemble

Lors du Conseil européen de mars 2007, les dirigeants européens se sont engagés à augmenter la part des biocarburants dans les transports, passant du niveau actuel de 2 %, pour atteindre 10 % d’ici 2020. Il s’agit de réduire la dépendance de l’Europe au pétrole et de contribuer à lutter contre le changement climatique.

L’objectif de 10 % est contraignant, à condition que les biocarburants produits soient durables et que les « biocarburants de seconde génération » soient viables d’un point de vue commercial.

Ces conditions sont liées aux inquiétudes croissantes concernant la durabilité des biocarburants de première génération actuellement disponibles – comme le biodiesel et le bioéthanol, produits à partir de cultures agricoles (comme le blé, le maïs, la betterave, l’huile de palme et les graines de colza).

Mais lors des négociations sur la nouvelle directive sur l’énergie renouvelable, les craintes de hausse des prix alimentaires et de diminution de la biodiversité résultant de l’affectation des sols à la production des biocarburants ainsi que et des valeurs contestables de réductions de CO2 ont conduit à des demandes de réduction ou d’annulation des objectifs. 

La commission Industrie et énergie du Parlement européen, bien qu’elle ait confirmé l’objectif de 10 % avant 2020, a demandé qu’au moins 40 % de cet objectif soit satisfait par des carburants de second génération, en concurrence ou pas avec l’alimentation, ou par des voitures roulant à l’électricité verte et à l’hydrogène. Les eurodéputés ont aussi soutenu des critères de durabilité plus stricts, y compris une obligation pour les biocarburants de proposer au moins 45 % d’économies d’émission de carbone par rapport aux carburants fossiles (EurActiv 12/09/08).

En conséquence, le sommet européen de décembre 2008 a approuvé un compromis sur l’objectif de 10 % de biocarburants, modérant l’objectif afin d’inclure d’autres sources renouvelables (EurActiv 05/12/08)

Pour plus d’informations sur les biocarburants de première génération, lire notre LinksDossier sur les Biocarburants pour les transports, ainsi que EurActiv 24/10/06 et 31/01/07

 

Publicité