La France va accorder des primes aux centrales solaires « made in EU »

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Les producteurs français d'énergie solaire bénéficieront d'une hausse de 10 % des tarifs de rachat de l'énergie verte à partir du mois d'avril, à condition que cette électricité soit produite grâce à du matériel fabriqué dans l'Union européenne, a déclaré jeudi (16 février) le ministère français de l'environnement.

La ministre française de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait déjà annoncé la mise en place de cette hausse mardi dernier, lors de sa visite avec le président Nicolas Sarkozy au siège du fabricant français de cellules photovoltaïques Photowatt, actuellement en redressement judiciaire. Elle n'a toutefois pas précisé de date précise pour la mise en application de cette augmentation.

Les centrales solaires françaises dont 60 % du matériel utilisé (panneaux, ondulateurs) provient de l'UE bénéficieront d'une hausse de 10 % des tarifs de rachat de l'énergie verte.

Cette initiative reflète un programme italien favorisant les produits européens dans un marché dominé par les constructeurs asiatiques.

« J'observe que le tarif italien n'a pas été attaqué, donc on ne va pas se priver de donner un coup de pouce à l'industrie française », a déclaré la ministre, selon l'AFP.

Mme Kosciusko-Morizet devrait publier un décret en avril prochain afin d'entériner cette décision, au même moment que les élections présidentielles, à l'issue d'une période de consultation avec l’industrie pour peaufiner les détails de cette hausse.

Nicolas Sarkozy a visité mardi dernier le siège du fabricant français de cellules photovoltaïques en faillite, le seul en France, afin d'annoncer la reprise de l'entreprise par l'entreprise publique EDF.

Comme de nombreuses autres entreprises françaises dans la filière du photovoltaïque, Photowatt a été victime de la baisse des avantages fiscaux pour l'installation de panneaux solaires décidée fin 2010, suite à l'émergence d'une bulle spéculative alimentée par l'explosion de la demande et l'accumulation de retards dans les projets en cours.

Le syndicat français des énergies renouvelables, SER, a réagi avec prudence à l'annonce de cette hausse. « Si cette mesure semble aller dans le bon sens, nous attendons d’être informés des modalités que le gouvernement va proposer pour la mettre en œuvre », peut-on lire dans un communiqué du SER.

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