La Grande-Bretagne lance une compétition de 20 millions de livres pour des projets d'énergie houlomotrice

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Jeudi, la Grande-Bretagne a lancé un programme de 20 millions de livres (24 millions d'euros) qui servira à soutenir deux projets pilotes d'énergie houlomotrice. Le gouvernement tente de développer cette technologie propre pour l'alimentation en électricité de ses ménages et de ses entreprises, tout en réduisant les émissions de carbone.

L'énergie marine pourrait répondre à 20 % de la demande actuelle en électricité du Royaume-Uni et aider le pays à atteindre ses objectifs climatiques. Elle pourrait en outre entraîner la création de milliers d'emplois, a déclaré le ministère britannique de l'énergie et du changement climatique.

« Ce programme contribuera à faire passer l'énergie houlomotrice au stade supérieur de son développement, à savoir la présentation d'un certain nombre de dispositifs marémoteurs et houlomoteurs en mer », a affirmé le ministre de l'énergie et du changement climatique, Greg Barker, dans un communiqué.

« L'énergie marine a un énorme potentiel et le Royaume-Uni est prêt à montrer le chemin au reste du monde », peut-on encore lire dans ce communiqué.

Les entreprises et les organisations du Royaume-Uni pourront présenter des projets dans le but d'obtenir une partie des 20 millions de livres (24 millions d'euros) annoncés l'été dernier. Les gagnants seront annoncés par le gouvernement d'ici la fin de l'année.

Le groupe de pression RenewableUK a estimé qu'au moins 120 millions de livres (145 millions d'euros) seraient nécessaires pour que ce secteur puisse se développer à grande échelle dans le pays.

Chaque livre de financement public au Royaume-Uni entraîne 6 livres (7,2 euros) d'investissements privés, mais ce ne sera pas suffisant, selon RenewableUK.

Tout comme les autres énergies renouvelables, cette technologie aura besoin du soutien financier des gouvernements pour atteindre l'échelle commerciale et ensuite de subventions pour devenir plus rentable.

L'énergie houlomotrice et marémotrice pourrait couvrir 15 % des besoins énergétiques de l'Europe d'ici 2050, selon la European Ocean Energy Association (EU-OEA).

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