Selon le rapport annuel de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), les émissions de gaz à effet de serre (GES) auraient diminué de 0,8% en 2005 au sein de l’UE. La Commission a salué cette baisse et appelé à poursuivre les efforts. De leur côté, les groupes écologistes perçoivent ce chiffre comme un signe de la faible probabilité que l'UE atteigne les objectifs fixés par le protocole de Kyoto en 1992.
Documents officiels
Agence européenne pour l'environnement
Les émissions de gaz à effet de serre au sein de l’Union européenne ont diminué en 2005Agence européenne pour l'environnement
rapport 2007 sur les émissions de gaz à effet de serreChangement climatique
M. Dimas se félicite de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'Union européenne en 2005 et recommande lCommission européenne
site Internet sur le changements climatiquesParlement européen
Une révolution industrielle pour stopper le changement climatique
Positions
Amis de la Terre - Friends of the Earth
communiqué de presse 14 juin
Revue de presse
Actu-environnement.com
Changement climatique, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué en Europe
En bref:
Le commissaire à l’Environnement, Stavros Dimas, a qualifié de “très encourageante” la réduction des émissions de CO2 de 0,8%, sachant que le PIB de l’Union sur la même période a progressé de 1,8%.
Il a toutefois ajouté : “Mais il est clair que de nombreux États membres doivent redoubler d’efforts pour réduire davantage leurs émissions si l’UE veut d’atteindre l’objectif qu’elle s’est fixée à Kyoto”.
La réduction globale des émissions est principalement imputable aux mesures mises en oeuvre par une poignée d’Etats membres, notamment la Finlande, la Roumanie, les Pays-Bas et l’Allemagne. La Finlande a ouvert la voie en procédant à une réduction de 14,6% de ses émissions, la Roumanie de 4%, l’Allemagne et les Pays-Bas respectivement de 2,9% et 2,3%. La Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la France, le Luxembourg, la Slovaquie, la Suède et le Royaume-Uni ont également enregistré des réductions.
Toutefois, d’autres Etats membres ont vu leurs émissions de GES augmenter considérablement sur la même période. En France, les émissions de dioxyde de carbone liées aux transports ont considérablement augmenté entre 1990 et 2005. Le fort développement de l’électricité d’origine nucléaire permet néanmoins au pays d’être en phase avec les objectifs fixés par le protocole de Kyoto. En Espagne, les émissions ont progressé de 3,6%, ce qui est largement du à la baisse des niveaux des rivières alimentant les centrales hydrauliques et à un recours accru aux centrales alimentées par des combustibles fossiles.
Evaluant ces chiffres, le groupe écologique Les Amis de la Terre Europe, s’est concentré sur la performance de l’UE-15 au regard des objectifs de Kyoto. Les pays se sont engagés à une baisse du niveau moyen des émissions annuelles, entre 2008 et 2012, d’au moins 8 % par rapport à celui de l’année de référence. Les Amis de la Terre Europe soulignent que la réduction globale de 0,8% pour les 27 Etats membres ne correspond qu’à une simple réduction de 1,5% pour l’UE-15 par rapport aux niveaux de 1990. Pour que l’UE atteigne ses objectifs de Kyoto, l’UE-15 aurait du réduire ses émissions de 6% en 2005, soit trois fois plus que la réduction obtenue en réalité .
La Commission estime que “des changements structurels dans les modes de production et de consommation d’énergie s’imposent” pour intensifier les efforts nécessaires et atteindre les objectifs de Kyoto.
Le député européen chrétien démocrate, Karl-Heinz Florenz, rapporteur parlementaire de la commission temporaire sur le changement climatique, a également indiqué que “l’UE était au bord d’une révolution industrielle. A titre d’exemple, chaque famille pourrait disposer de sa propre éolienne petit format. Voilà le type de projets que nous devons encourager”.
L’idée d’inventer une politique éco-industrielle totalement nouvelle, plutôt que de procéder à une simple réduction des émissions des industries existantes, est également au coeur du rapport 2006 du ministre allemand de l’environnement, Sigmar Gabriel, présenté lors de la rencontre ministérielle informelle à Essen (Allemagne), du 1er au 3 juin 2007.




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