Après avoir souligné que les émissions globales de gaz à effet de serre (GES) ont cru depuis l’époque préindustrielle, avec une augmentation de 70% entre 1970 et 2004 et qu’elles continueront de croître dans les décennies à venir avec les politiques d’atténuation et les pratiques de développement durable d’aujourd’hui, le rapport se penche sur l’atténuation à court et moyen termes (jusqu’en 2030) et l’atténuation à long terme (après 2030).

A court et moyen terme, il existe, selon lui, un potentiel économique d’atténuation des émissions globales de gaz à effet de serre, significatif au cours des prochaines décennies, qui pourrait être suffisant pour réduire les émissions globales en dessous des niveaux actuels. Les changements dans le style de vie et dans les types de comportement sont susceptibles de contribuer à l’atténuation dans l’ensemble des secteurs. Le rapport souligne par ailleurs que de nouveaux investissements dans la production d’énergie dans les pays en développement, l’amélioration des infrastructures énergétiques dans les pays développés et les politiques de promotion de la sécurité énergétique peuvent, dans de nombreux cas, permettre de réduire les émissions de GES par rapport aux niveaux de référence.

Le Groupe de travail III détaille ensuite les possibilités d’atténuation selon les secteurs. Ainsi, dans le secteur des transports, ces options sont multiples, mais leur effet peut être contrecarré pas la croissance de ce secteur. Pour le secteur industriel, elles se trouvent essentiellement dans les industries intensives en énergie. Enfin, plusieurs secteurs (agriculture, foresterie, secteur des déchets…) peuvent contribuer, selon lui, à l’atténuation des changements climatiques pour un faible coût. 

Sur le long terme, le rapport prévient que les efforts d’atténuation au cours des deux ou trois prochaines décennies détermineront dans une large mesure la hausse de la température moyenne mondiale. Or, il souligne qu’un éventail de technologies de lutte contre le changement climatique est déjà disponible aujourd’hui. Les gouvernements doivent donc, selon lui, mettre en place les incitations appropriées (contributions financières, crédits de taxe, établissement de normes et création de marchés) pour encourager l’investissement, réduire les coûts et poursuivre le développement et le déploiement de ces technologies.

Après avoir donné des perspectives à court, moyen et long terme, le rapport fait le point sur les politiques, mesures et instruments pour atténuer le changement climatique. Il souligne qu’une large palette de politiques nationales et d’instruments est à la disposition des gouvernements pour mettre en place des mesures d’incitation, ajoutant que le transfert des technologies aux pays en voie de développement dépend des conditions d’encadrement et des investissements.

Enfin, le Groupe de travail III explique le lien entre développement durable et mitigation du changement climatique: « Rendre le développement plus durable en changeant les trajectoires de développement peut faire une contribution majeure à l’atténuation du changement climatique, mais la mise en oeuvre peut demander des ressources pour lever les obstacles. »

En conclusion, il rappelle le manque de connaissance actuel sur certains aspects de l’atténuation du changement climatique, notamment dans les pays en voie de développement, et appelle à de nouvelles recherches pour réduire les incertitudes et faciliter ainsi les prises de décision relatives à l’atténuation du changement climatique.

Pour télécharger ce rapport: Rapport du Groupe de travail III du GIEC