Développements récents et prochaines étapes:

  • 27-31 août 2007: Conférence à Vienne de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC)
  • 24 septembre 2007: Réunion de haut niveau sur le changement climatique à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU
  • 27-28 septembre 2007: Réunion à Washington rassemblant seize pays conviés par George Bush au G8 de juin dernier
  • 3-14 décembre 2007: Conférence UNFCCC de Bali, dédiée à l’après-Kyoto
  • 1er-12 décembre 2008: Conférence UNFCCC de Poznan, sous la Présidence française de l’UE

En Bref :

Des efforts supplémentaires

Des délégués de 158 pays se sont réunis à Vienne du 27 au 31 août derniers pour discuter des lignes directrices d’un nouveau protocole sur l’environnement, celui de Kyoto expirant en 2012.

La réunion extraordinaire de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC) a servi de préparation à la conférence de Bali, qui se tiendra du 3 au 14 décembre.

L’enjeu pour Bali sera de réussir à trouver un accord entre les 35 pays signataires de Kyoto, et ceux qui ont refusé jusqu’ici de se soumettre à des engagements chiffrés contraignants, Etats-Unis et Chine en tête.

Cet accord apparaît d’autant plus urgent que l’UNFCCC a présenté un nouveau rapport à Vienne, selon lequel les investissements nécessaires pour maintenir les émissions de gaz à effet de serre à leur niveau actuel d’ici à 2030 pourront atteindre 150 milliards d’euros.

Les Etats-Unis difficiles à convaincre

Au G8 d’Heiligendamm, en juin dernier, George Bush s’était dit « prêt à participer activement » à l’avenir du protocole de Kyoto; il a depuis convié les chefs d’Etat des seize pays les plus pollueurs à Washington les 27 et 28 septembre prochains. Le président américain n’a toutefois pas précisé les objectifs qu’il entendait poursuivre.

Le thème reste politiquement délicat pour lui car d’importants lobbies, dont les voix sont primordiales pour les Républicains, restent farouchement opposés à tout accord de portée coercitive.

Certains accusent les Etats-Unis de vouloir phagocyter le contenu de Kyoto, alors qu’une réunion de haut niveau sur le changement climatique est prévue à la prochaine Assemblée générale de l’ONU, le 24 septembre. Selon Washington, les deux démarches ne sont « absolument pas contradictoires ».

Dans l’optique de parvenir à son objectif  de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, l’Union européenne a mis en place un système d’échange de quotas d’émissions (ETS - Emissions Trading Scheme). Créé en 2005, ce système doit permettre aux entreprises qui ne pourraient pas respecter le seuil prévu d’acheter des allocations auprès d’autres entreprises plus économes en énergie. Le plan national d’allocation de la France pour la période 2008-2012 a été approuvé en mars dernier par la Commission.

Toutefois, les Etats-Unis ont rappelé à Vienne leur scepticisme quant à la possibilité d’un marché mondial du CO2.

Les Etats-Unis préfèrent en effet rester libre de choisir le moyen de lutter contre le changement climatique, les points de vue des différents pays apparaissant « difficilement conciliables ».

Après Bali, Poznan. Une conférence du même type que celle qui se déroulera en Indonésie au mois de décembre devrait avoir lieu du 1er au 12 décembre 2008 en Pologne, à la fin de la Présidence française de l’UE.

Nicolas Sarkozy aura ainsi la responsabilité de présenter un front commun européen et d’organiser des discussions internes entre Etats membres. La réussite de cette conférence dépendra donc en partie de ses qualités de chef d’orchestre.