La Commission européenne estime que la France n'a pas pris les mesures nécessaires à la préservation de ce mammifère menacé d'extinction.
Suivi législatif
EN BREF:
L’impact du droit communautaire vient s’immiscer jusque dans les terriers du grand hamster d’Alsace.
La Commission européenne s’apprête en effet à ouvrir une procédure d’infraction contre la France, qui n’aurait pas pris les mesures nécessaires pour protéger le mammifère. La survie de l’espèce paraît compromise tant sa population s’est effondrée : en 2009, seuls 250 individus ont été recensés, contre 500 en 2002.
En octobre 2007, la Commission européenne avait adressé un avis motivé à la France. Constatant une violation de la directive « Habitats » de 1992, en vertu de laquelle les Etats membres doivent préserver la biodiversité, l’Exécutif européen déplorait la dégradation de l’environnement naturel dans lequel évolue le grand hamster.
La France aurait-elle fait abstraction des recommandations qui lui étaient destinées ? "On ne se sent pas en défaut", estime Michel Guéry, à la tête de la Direction régionale de l’environnement (DIREN). Un protocole de mesures visant à préserver l’espèce a été adopté, explique-t-il. Celui-ci vise à limiter la monoculture du maïs tout en limitant les excès de l’urbanisation. L’effondrement de la population n’a pas pu être identifié de manière réaliste car le hamster d’Alsace est "une petite espèce crépusculaire dont l’hibernation est longue".
C’est bien la non satisfaction d’une obligation de résultats que la Commission européenne reproche à la France, l’obligation de moyens ayant été respectée, à en croire les services de la DIREN Alsace.





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