Contexte:

Le débat sur la mobilité urbaine se poursuit (Lire le dossier d’Euractiv.fr) dans les institutions européennes. Après la présentation d’un livre vert intitulé «Vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine», en septembre 2007, c’est le Parlement européen qui s’est exprimé sur la question. Le 9 juillet à Strasbourg, les députés ont adopté en plénière un rapport du député autrichien Reinhard Rack (PPE-DE).

Enjeux:

Le rapport plaide pour que l’UE intègre dans sa stratégie générale de la mobilité urbaine une réduction de l’utilisation des voitures particulières. Reinhard Rack préconise également le développement d’une approche globale européenne de la question, mais aussi la mise en place de données fiables sur tous les aspects de la question de la mobilité urbaine, partagées entre tous les Etats membres grâce à une «plateforme européenne de la mobilité urbaine».

Impliquer la BEI

La publication du livre vert de la Commission avait ouvert un débat sur le respect du principe de subsidiarité. Dans ce domaine, les députés appellent non seulement à promouvoir de bonnes pratiques, mais aussi à mettre en place des instruments de financement spécifiques fondés sur l’économie de marché.

Dans le contexte de la prochaine révision du budget de l’Union européenne, le financement de projets par des crédits de l’UE doit prendre en compte le transport durable, souligne M. Rack. Il évoque également la possibilité d’impliquer la Banque européenne d’investissement (BEI) dans les projets liés à la mobilité urbaine.

De son côté, le vice-président de la commission des Transports du Parlement européen, Gilles Savary, estime qu’«entre encouragement et incitation, il y a la place, dans ce domaine particulièrement décisif en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, pour un instrument européen de financement des transports collectifs et des modes de transport les plus vertueux, alternatifs au tout routier».

La Commission européenne devrait adopter un plan d’action sur le sujet à l’automne 2008.