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Les ONG de protection de l’environnement sont satisfaites, la plupart de leurs  propositions ayant été retenues à l’issue du Grenelle de l’environnement.

Daniel Richard, président de WWF France et Yannick Jadot, président de Greenpeace, se sont même déclarés « presque étonnés » par le résultat des négociations au sein des différents groupes de travail.

Quelques « points rouges » subsistent néanmoins. Ainsi, l’incinération des déchets ou le nucléaire sont deux domaines dans lesquels aucun consensus n’a pu être trouvé. Les récentes déclarations du président de la République aux Nations Unies sur le nucléaire ont d’ailleurs fait l’objet de vives critiques de la part de ces associations.

La méthode de négociations française consistant à attendre l’apparition de tensions pour débloquer une situation “étonne les Etats voisins de la France”, a indiqué un porte-parole de l’Alliance. Contrastant avec les habitudes françaises, le succès de la « négociation globale », mise en place dans le cadre du Grenelle de l’environnement, pourrait donc éveiller l’intérêt d’autres Etats Européens, éspère l’Alliance.

Décliner les objectifs européens

Contrairement à ce que le groupe cinq mentionnait dans son projet de conclusions (lire Euractiv 25/09/07), un Grenelle de l’environnement à l’échelle européenne ne semble pas être à l’ordre du jour. L’Alliance pour la Planète souhaite d’abord mettre en place les propositions retenues par les différents groupes de travail, qui ne sont souvent que la déclinaison des objectifs européens.

Ainsi, la proposition retenue d’instaurer une éco redevance renvoie au Livre blanc de la Commission sur les transports de 2001, de même pour les objectifs de qualité des eaux de surface, qui ne sont en fait que la transposition en droit français de la directive cadre sur l’eau adoptée en 2000.

Le moratoire sur la culture d’OGM demandé par l’Alliance et envisagé par le ministre Jean-Louis Borloo est lui aussi conforme à une directive européenne de 2001, qui permet à un Etat de suspendre « l’utilisation et/ou la vente d’un OGM sur son territoire (…) [s’il] présente un risque pour la santé humaine ou l’environnement ».

La France, nouveau bon élève de l’Europe 

La méthode de travail de la deuxième phase du Grenelle sera définie plus précisément lors d’une réunion le 2 octobre.

Etant donnée l’implication personnelle du chef de l’Etat dans cette opération, l’Elysée risque d’avoir la main haute sur la deuxième partie des discussions. A cet égard, les porte-parole de l’Alliance ont signalé qu’ils resteraient très attentifs à ce que le résultat des négociations ne soit pas altéré.

Alors que la France est réputée pour être un mauvais élève de l’UE pour les questions environnementales, l’Alliance a noté que les propositions et le résultat de ce Grenelle de l’environnement engageaient la légitimité et la crédibilité de Nicolas Sarkozy au niveau européen, à l’aube de la Présidence française de l’UE.