L’engagement des Européens sur le climat ne doit pas être tributaire des négociations sous l'égide de l'ONU, à Copenhague en décembre 2009. C’est en substance le message délivré par le nouveau président de la commission Environnement du Parlement européen, l’Allemand Jo Leinen (PSE), dans un entretien accordé à EurActiv.com.

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“La mise en oeuvre du paquet énergie-climat n’a jamais été conditionnée par la conférence de Copenhague. C’était un défi en soi de parvenir à un accord et la protection du climat ne subira pas d’arrêt si la conférence de Copenhague n’apporte pas de résultats”, a indiqué à EurActiv.com le nouveau président de la commission Environnement du Parlement européen, Jo Leinen.
Le député européen a débuté sa carrière en tant que militant anti-nucléaire en Allemagne. Lors de la précédente législature, il a présidé la commission des Affaires constitutionnelles (AFCO) qui s’est, entre autres, occupée des négociations sur le traité de Lisbonne.
Interrogé sur l’utilité de sa précédente fonction dans ses nouvelles prérogatives, Jo Leinen a souligné que, dans les deux cas, la question centrale était l’avenir de l’Europe.
“A la commission AFCO, nous avons travaillé sur le dispositif institutionnel. A la commission environnement, c’est le caractère durable de nos économies, de notre système social, et bien sûr de notre comportement environnemental” qui est en jeu, a-t-il déclaré, indiquant que ces sujets constituaient les deux faces d’une même pièce.
Selon Jo Leinen, l’Europe va devoir faire beaucoup d’efforts pour maintenir son leadership et aider à atteindre un compromis ambitieux à Copenhague. Mais elle ne devra pas s’engager si les autres Etats ne la suivent pas. Les politiques énergétique et de lutte contre le changement climatique sont désormais prêtes à être mises en oeuvre, a souligné le député. Avant d’ajouter: “Nous devons tenir nos propres promesses et obligations”.
“La crise économique et financière ne doit pas être un prétexte pour rabaisser nos ambitions. Nous devons rester fidèle au paquet énergie-climat qui a été adopté en décembre, dans la négociation mais également pour nous même”, a déclaré Jo Leinen. Même s’il reconnaît que les plans de relance n’ont pas proposé beaucoup de changements en direction d’une économie faible en carbone, M. Leinen croit néanmoins que nous sommes sur la bonne voie.
“Bien sûr, le bilan n’est pas bon parce que la plupart des sommes débloquées ne l’ont pas été pour le développement durable. Il y a encore beaucoup de travail à faire”, a-t-il souligné, indiquant que la nouvelle majorité de droite du Parlement européen ne devrait cependant pas gêner la législation sur le climat.
“Il est vrai que nous avons un mouvement idéologique vers la droite, mais politiquement, je pense que la protection du climat est tout aussi à la mode pour les bourgeois et pour une grande partie de l’industrie. Nous évoluons aussi vers une acceptation et un intéret plus grand du monde des affaires, qui voit le nouveau paquet énergie-climat comme une chance de faire des profits, de nouveaux investissements et de conquérir de nouveaux marchés”, a-t-il ajouté.
Pour lire l’entretien (en anglais), dans son intégralité, cliquer ici




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